Cisaiwe (quai du)
Conseil communal du 17 avril 1909 : de la petite maison DESTINE au-delà de la maison DONNEAU.
Normalement, devrait s'écrire "Cizaiwe". En wallon : Cizèwe veut dire "de ce côté-ci de l'eau", donc sur la rive gauche de l'Ourthe, sous-entendu "où se trouve le pont".
Voir article complet sur "Cizaiwe" et "po d'la" : Echos d'octobre 1995. Dans la tradition orale des bergers, le "w" signifie la possibilité de passer la rivière, soit par un pont, soit à gué. Et, effectivement, là se trouvait le pont primitif de Comblain. Echos 1963/13.
Du temps de la navigation sur l'Ourthe, les nautoniers l'appelaient "quai dès bat'lîs", car là se faisait le chargement des mignoles et des hèrnas. De ce fait, le quartier était le plus animé de Comblain. Quelques petites auberges accueillaient les bateliers (Oûtelîs et Nêveûs) et les logeaient, les bateaux d'alors n'offrant pas d'asile pour la nuit.
En juin 1814, des Cosaques camperont devant le Cisaiwe.
Lors des fortes inondations du 13 au 17 mars 1988, on vit l'écroulement du mur d'eau sur une centaine de mètres. Echos 1988/4/03.
Par décision du Conseil communal du 9 juin 1960, ce qui est compris entre l'immeuble LEJEUNE-DESTINE N°1 et la rue Vendervelde (maison DEFOSSE, n°16).
L'Arvô dès vîx Manèdjes. Croquis in Echos de 1961/31. Le terme "arvô" désigne un passage vouté. La décision d'acheter en vue de leur démolition ces vieilles maisons devenues insalubres fut adoptée au Conseil communal du 16 mai 1939. Un accord intervient en 1941 entre l'Etat, la Province et la Commune sur le financement de l'achat des taudis de "l'Arvô"; le terrain libéré sera mis à la disposition de la société des H.B.M. pour y édifier des habitations sociales. Deux maisons furent rasées en 1948. En 1963, démolition des dernières vieilles masures de "l'Arvô" qui constituaient l'entrée de l'impasse dont le premier bâtiment riverain fut le siège de la "maison communale" sous l'ancien régime.
Élargissement du quai souhaité mars 1947 - fin des travaux en 1950 (Echos 50/19). Restauration du mur d'eau : 26 juin 1951.
Désormais jonction avec la rue Large (1955/31 et 1963/23). le premier jour des travaux de démolition, le 09/02/1963, décès accidentel de FIASSE Gilbert de Tavier.
N°3 - cette solide construction en pierre calcaire est la maison où siégeait la "Haute Cour de Justice". A l'époque, toutes les fenêtres étaient protégées chacune par 3 barreaux en fer. La prison se trouvait en terre dans le fond de la maison, à droite. Ce cachot, faiblement éclairé par un soupirail a depuis disparu. la porte à rue du bâtiment, en chêne massif ornée de clous de cuivre, fut acquise par le notaire DIMBOURG et placée dans son étude.
Il est possible que l'immeuble ait servi de mairie après l'occupation française (18/09/1794), pour devenir finalement une maison particulière.
Après la guerre 14/18, Joséphine TRINE, épouse Victor SOHET, qui avait 7 filles et un garçon à nourrir y ouvrit un café-dancing, sans enseigne mais aux dénominations multiples : "mon Trine", "è mon maman" , "â Tabarin" , "â vî lîdje" , "ä quatwaze fèsses". Le café fermera ses portes en 1936. On y dansait au son d'un appareil automatique appelé "Orkestryion".
