Les cimetières de Comblain-centre

Les cimetières de Comblain-centre

Historique des cimetières de Comblain-au-Pont.

Informations

a) Les cimetières francs

1934 - Existence de tombes franques, au-dessus du Thier Pirard, sur le plateau d'Oneux. (Echos 1951/62).

1937 - Rue Large, sur le versant occidental (vers Géromont).

Les tombes sont délimitées par des dalles en grès et creusées sur le versant incliné vers le soleil. Les pieds des squelettes étaient dirigés vers l'Est. Aucun mobilier funéraire, donc probablement de l'époque carolingienne; depuis le IXe siècle, l'église interdit de placer du mobilier funéraire, pratique qui rappelle le paganisme.

Citons aussi : Fairon, cimetière mérovingien, 20 tombes. Sparmont : quelques tombes franques. Poulseur : aux abords du vieux château. Oneux : petit cimetière "d'rî l'banc" et Fraiture : "d'rî les jârdins".

Revoir les Echos de novembre 1995 : les lieux d'inhumation.

b) Autour de l'église primitive (â Sint-z-Abin -- à saint Aubin).

Lieu-dit "Sâ lès mwèris". C'est à partir du Xe siècle que commença l'inhumation dans des "aires" aménagées autour des premières églises par esprit de piété.

Des fouilles ont eu lieu : relire les Echos de décembre 2005 ainsi que les articles de Cyrille Tahay parus en mars, avril et mai 2012.

c) Autour de l'église sur Saint-Martin (1600/1936)

La tradition veut que le maire LEBLANC fut le premier à y être inhumé "civilement". La dernière inhumation sera celle de Marie-Mélanie DALHEM, de Mont.

Nous avons vu que, depuis l'an mil, les corps des défunts sont inhumés à côté de l'église. Aussi le cimetière est-il considéré comme paroissial et non communal, au point que le décret impérial français du 30/12/1809, art.37, met à charge de la fabrique d'église les frais d'entretien du cimetière. Il faudra attendre le 03/04/1885 pour que le Conseil communal constate que ce décret déroge au principe qui veut que les réparations d'entretien soient à charge de la propriété et qu'il inscrive au budget de 1886 une somme de 20 fr. Le fait qu'un notaire (DIMBOURG) venait d'être nommé bourgmestre n'y était certainement pas étranger.

01/04/1886 - Nouveau règlement sur les inhumations. Il est prévu que le renouvellement des fosses aura lieu, au plus tôt, tous les 5 ans. Le prix de la concession est fixé à 45 fr. le m².

1889 - Gérard HENDRICKENS nommé fossoyeur pour la paroisse (sic) de Comblain (Collège communal du 19/08/1889). A cette époque, le Conseil communal a gardé le souvenir du cimetière, prolongation de l'église, placé sous la gestion de la fabrique, d'où ce lapsus.

09/11/1897 - Le Conseil communal décide  l'acquisition d'une bière (cercueil, du francique "bera" = civière) qui sera la propriété de la commune et servira au transport, dans les cimetières de la commune, des personnes décédées appartenant soit à un culte dissident, soit n'ayant aucune aspiration religieuse.

1900 - Grands routes et chemins vicinaux : il est question de cantonniers-fossoyeurs et parfois, en plus, gardes champêtres auxiliaires.

Fin 1904, Le Conseil communal décide une amélioration du chemin d'accès au cimetière, avec établissement d'escaliers. Il prévoit aussi d'établir une voie carrossable se raccordant au sentier 52, prévoyant une emprise suffisante pour une largeur convenable.

Avant que ne soit aménagé le sentier actuel, doté partiellement d'escaliers, il a existé jadis un autre chemin contournant la colline par la droite, du côté de la rue du Moulin (Echos 1986/06 "li vôye di St-Martin" par E.D.)

Un agrandissement du cimetière en direction du jet d'eau est étudié fin 1905 et il est porté au budget de 1906 un crédit de 200 fr. afin de pratiquer des fouilles au moment opportun.

Début 1909 sont effectués des travaux d'aplanissement. Le Collège est muet quant aux fouilles évoquées plus avant. La guerre passe et l'exigüité du cimetière se pose à nouveau dès 1919. Le commissaire voyer réclame la création d'un nouveau champ de repos, le Conseil communal s'y oppose.

A cette époque, un sieur JACQUEMART est fossoyeur communal.

Octobre 1921 - Le Conseil estime, faute de place, qu'il ne convient plus d'accorder des concessions.

1924 - En septembre, le Conseil reparle de l'agrandissement du cimetière en direction des Roches Noires, mais en novembre, il se range à l'avis de l'autorité supérieure, laquelle préconise un nouvel emplacement, soit la parcelle 989c. En  mai 1926, le Service technique provincial est chargé d'établir un projet.

En août 1927, le Conseil examinant le projet le trouve trop "somptueux", d'autant que les autorités dont on attend un subside ne cessent de prêcher la compression des dépenses.

15/09/1928 - Approbation de l'acte d'achat du terrain comprenant la parcelle 986c de la section D. (Actuellement le parc de St-Martin).

d) Cimetière actuel (établi au lieu-dit du Thier Pirad)

1933 - Le nouveau Collège se dit préoccupé par le problème du cimetière de St-Martin; il s'agit avant tout d'une question de salubrité publique. Il n'est pas satisfait par le choix de ses prédécesseurs car "Ce terrain acquis en 1928, présente de nombreux inconvénients. Il s'y rencontre, en de nombreux endroits, peu de profondeur et il faudrait y défoncer le sol au moyen d'explosifs", ce qui est impensable aux yeux de tous. En conséquence, le Conseil approuve l'initiative du Collège d'acquérir un terrain mis en vente par la famille DEBRAZ au lieu-dit Thier Pirard, pour la somme de 15.000 frs et libre à partir du 01/01/1934. Cette parcelle ne contenant que 25 ares, la commune acquiert le 25/03/1934 une parcelle contiguë de 9 ares 55 centiares pour atteindre les 36 ares souhaités par l'autorité supérieure.

L'architecte Henri MOUREAU est chargé d'en réaliser l'aménagement. Le 12/10/1935, l'entrepreneur MACAUT & Fils est déclaré adjudicataire pour la maçonnerie, DEFECHEREUX pour les barrières et les piquets de clôture, BRAIPSON pour les plantations et HENIN pour les pierres de taille. Au total : 28.724,24 frs.

Avril 1935 - La commune marque son accord au curé PEETERS, lequel souhaite faire ériger, à ses frais, un monument sur la pelouse centrale du nouveau cimetière, à la condition que le monument soit en pierre du pays.

28/03/1935 - Règlement communal sur le service des inhumations dans le nouveau cimetière.

1961 - Construction d'une morgue et d'un caveau d'attente.

1971 - décision d'agrandir le cimetière.

1972 - Nouveau règlement sur les inhumations, nouvel article 5.

Décembre 1979 - Nouvelle décision d'agrandissement, avec suppression du chemin vicinal n°2. En avril 1991, le Conseil communal décide l'achat de la parcelle contigüe.

Signalons une disposition de 1785, faisant désormais défense d'enterrer dans les églises, et l'abolition des habits de deuil. Un décret général sur les inhumations sera pris le 22 prairial an XII (1804). Il reprendra en son article 1er l'interdiction d'inhumer dans les églises, temples, chapelles et généralement dans les espaces clos et fermés où les citoyens se réunissent pour la célébration de leurs cultes, ni dans l'enceinte des villes et des bourgs. C'est pourquoi, par raison de salubrité, les nouveaux cimetières seront situés autant que possible, en dehors des lieux à forte densité d'habitations et exposés au nord.

Conseil communal du 20/02/2011 : les concessions sont désormais limitées à 30 ans.

Géolocalisation
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