Chapelle Saint-QuirinSitué en haut de la place Leblanc, ce bâtiment, devenu habitation privée, fut la première église paroissiale de Comblain-au-Pont.https://bibliotheca.comblainaupont.be/thematiques/patrimoine/eglises/saint-quirinhttps://bibliotheca.comblainaupont.be/thematiques/patrimoine/eglises/saint-quirin/@@images/image-1200-7d2300065e55701e7d18df9c375af865.jpeg
Chapelle Saint-Quirin
Situé en haut de la place Leblanc, ce bâtiment, devenu habitation privée, fut la première église paroissiale de Comblain-au-Pont.
Informations
Construite vers 950, c'était une petite église romane dont on peut deviner les caractéristiques principales en regardant le pignon et la façade arrière. Sur le pignon, vous devinerez un grand arc en plein cintre à la partie supérieure qui est vraisemblablement celui de la baie séparant la nef du chœur. Ce chœur était tourné vers l'Est comme dans la plupart des églises.
Au départ, elle était consacrée à Saint-Martin, puis elle perdit son statut d’église pour devenir chapelle et fut rebaptisée Saint-Quirin vers 1600 par le prince abbé de Stavelot-Malmedy, après la construction d’une nouvelle église paroissiale sur le promontoire rocheux. Saint-Quirin était le saint vénéré dans l'abbaye de Malmedy.
Des fouilles ont mis à jour les fondations de l'ancien chœur qui existait devant le pignon, ainsi que des tombes mérovingiennes d'un ancien cimetière sur lequel l'église fut bâtie.
A l'intérieur, une statue de Saint-Aubin était vénérée par les habitants pour guérir les coliques des enfants. Elle faisait l'objet de pèlerinages. C'est l'origine vraisemblable du nom de l'hôtel Saint-Aubin qui se situait au carrefour de la place Leblanc et de la rue du Chêne, à l'emplacement actuel (2025) du restaurant "Le Comptoir du Cochon".
Après la Révolution française (1789), ce fut la guerre entre Français et Autrichiens en 1794 (on peut encore distinguer les tranchées autrichiennes dans les bois de Mont avant de monter au rocher du Lion). La chapelle fut incendiée par les troupes françaises et la statue de Saint-Aubin fut brûlée sur la place publique. Malgré cela, les pèlerinages à Saint-Aubin continuèrent durant plusieurs années. Les gens jetaient des pièces de monnaie dans les ruines, pièces que les enfants s'empressaient de ramasser.
Sur la façade latérale (rue de l'Egalité), la plus intéressante, vous trouverez les traces d'une porte, de deux baies dont une se situe à moitié dans la maison suivante et, surtout, des arcatures ou bandes lombardes sous la corniche, éléments typiques de l'architecture romane, comme c'est le cas dans l'église d'Ocquier.