Presbytère d'Oneux
Le presbytère d'Oneux fut construit par les Oneutois à la demande de M. le curé WERA, premier curé d'Oneux.
Lorsqu'il arriva à Oneux, le 18 septembre 1851, l'abbé Lambert-Joseph WÉRA, ordonné quelques semaines auparavant, eut la surprise de constater que son église était inachevée et qu'il ne disposait d'aucun presbytère. Le plus urgent pour lui était à ce moment d'être logé. On lui donna une maison située à l'entrée de la rue du "Galopin".
En 1853, le curé WÉRA emprunta 1.000 francs pour acquérir quatre parcelles et y commencer la construction de sa maison pastorale.
Ces parcelles furent achetées à Léonard PHILIPPIN, à Daniel THYRION, à Marie-Joseph MELCHIOR et à Daniel STRÉE.
Un plan du bâtiment fut fourni par un Anglais, mais le curé remania le projet pour le rendre plus fonctionnel et moins coûteux.
Comme pour la construction de l'église, les paroissiens, les maîtres de carrières et les ouvriers se mirent à l'œuvre.
Extrait du procès-verbal de la séance du Conseil communal de Comblain-au-Pont en date du 17 octobre 1855 :
"Présents : Messieurs DEHAN, bourgmestre, BOULANGER et COLLARD, échevins, ABINET, BAUDUINET, BURTON, NINANE, QUETTIN et TROUPIN, conseillers..
Le Conseil communal,
Vu la demande du Conseil de Fabrique d'Oneux tendant à ce que la Commune lui accorde un subside pour rembourser l'emprunt que le desservant a contracté pour acquérir l'emplacement du presbytère ; également 1.500 francs qui restent à payer sur les constructions exécutées, et frs 1.617,10 pour l'achèvement dudit presbytère; ensemble : frs 4.217,10 ;
Considérant que les habitants d'Oneux ont construit l'église à leurs frais, qui a coûté dix à douze mille francs ; et qu'ils ont encore contribué à la construction du presbytère pour une somme assez importante ;
Considérant que le desservant réclame le presbytère comme propriété lui appartenant ; et que si la Commune accorde le subside demandé, le desservant offre de céder la propriété dont il s'agit, sans aucune indemnité ;
Vu l'article 92 du décret de 1809 ;
Le Conseil communal est d'avis d'aliéner des terrains communaux dans la section d'Oneux jusqu'à concurrence d'une somme de deux mille six cents francs et d'accorder la dite somme à la Fabrique d'Oneux à condition que le desservant cède le presbytère à la Fabrique sans aucune indemnité et sollicite un subside de la province et de l'Etat pour achever le presbytère."
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Extrait du procès-verbal de la séance du Conseil communal du 29 juillet 1857 :
Présents : Messieurs DEHAN, bourgmestre, BOULANGER et COLLARD, échevins, BAUDUINET, NINANE et TROUPIN, conseillers.
Le Conseil communal,
Vu l'acte avenu devant Maître DIMBOURG, notaire à Harzé, le 29 mai 1857, enregistré, portant donation au profit de la commune de Comblain-au-Pont, par les sieurs Henri-Joseph THYRION, Jean-Joseph ANCION, Léonard MOSSAY, Hubert HAVELANGE, Jean-François QUETIN, Martin MELCHIOR, Thomas MELCHIOR et M. Lambert-Joseph WÉRA, tous domiciliés à Oneux, d'une maison constituant le presbytère de l'église d'Oneux, du terrain y attenant et des dépendances mesurant environ 16 ares 52 centiares, donation faite sous certaines conditions entre autres de conserver à perpétuité à ces immeubles leur destination actuelle, c'est-à-dire comme établissement presbytéral de l'église d'Oneux, et d'acquitter des charges s'élevant ensemble à la somme de 2.600 francs ;
Vu le titre des donateurs ;
Vu le procès-verbal d'expertise duquel il conste que les immeubles dont il s'agit ont une valeur de francs 10.772,78 ;
Considérant que ces immeubles conviennent parfaitement à la destination qui leur a été donnée et qu'ils ont une valeur de beaucoup supérieure au montant des charges imposées de ce chef à la Commune ;
Vu l'article 76 de la loi du 30 mars 1836 ;
Est d'avis :
Qu'il y a lieu d'accepter la donation dont il s'agit, avec obligation d'acquitter les charges et conditions imposées par les donateurs.
Expédition de la présente délibération sera adressée à l'autorité supérieure pour son exécution et afin d'autorisation."
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Ce n'est qu'en 1869 que la maison pastorale fut complètement achevée.
Source : Emile DETAILLE, Le presbytère, Echos de Comblain, n°3, mars 1980, p. 2 et 3.
