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Vers 1840, le projet d'une église et d'un cimetière à Oneux naît dans la tête des villageois.
Auparavant, les habitants de Hoyemont et d'Oneux étaient paroissiens de Comblain qu'ils atteignaient par la route du Thier Pirard, route bien ancienne puisque, déjà alors, ils l'appelaient 'li vîhe vôye dès mwèrts", les convois funèbres de leurs localités éloignées devant gagner par là "l'ête" du Mont Saint-Martin. Ce chemin aboutissait autrefois au vieux pont de bois de la place Neuforge détruit en 1794, à la Révolution française, il fut remplacé par un passage d'eau, supprimé lui-même lors de la construction du pont du vicinal en 1895.
Oneux, en 1850, était devenu une agglomération importante et, tel un poussin qui ne cherche plus l'aile tutélaire de sa maman parce qu'il se sent suffisamment fort, il voulut vivre indépendant de la mère-église, c'est-à-dire avoir son propre oratoire et son champ de repos et, par là même, supprimer un trajet vraiment trop long.
En 1850, les gens d'Oneux construisirent de leurs mains et "al kèrwèye", ce temple actuel dont la date d'érection est rappelée par une pierre placée au-dessus du portail. Un an plus tard, exactement le 18 septembre 1851, l'église et le cimetière furent bénis mais leur consécration n'eut lieu que le 22 juin 1857, par Monseigneur de Montpellier.
Entre ces deux dates, l'abbé Lambert WÉRA fut nommé administrateur en attendant d'être installé le 19 mars 1858 en qualité de premier curé d'Oneux, où il resta en fonction jusqu'au 2 juillet 1875.
En 1849 et 1850, les habitants du village construisirent le nouvel édifice d'après un relevé fait à l'église de Poulseur et ramené à des proportions plus modestes.
Les matériaux trouvés sur place, grès et petit granit, sont épincés ou taillés par les carriers ou tailleurs locaux.
La construction de l'église s'achève en 1851. Le clocher jugé trop petit est rehaussé en 1862. L'édifice subira encore plusieurs campagnes de restauration. En septembre 2009, l'église subit un rafraîchissement.
Source : Ronald GILSON, Les Echos de Comblain.
Les desservants de la paroisse d'Oneux
Un chapelain de paroisse épiscopale
L'abbé Lambert-Joseph WÉRA, ordonné prêtre le 12 août 1851, fut désigné le 2 septembre 1851 par Monseigneur CORNEILLE, évêque de Liège, pour desservir la "chapelle" d'Oneux. Il arriva dans ce village le 18 septembre 1851.
À partir de cette date et jusqu'au 29 décembre 1854, Oneux fut considéré comme paroisse épiscopale.
Le 30 décembre 1854, Oneux fut érigé en succursale par Arrêté Royal, mais a consécration de l'église n'eut lieu que le 22 juin 1857, par Monseigneur DE MONTPELLIER.
Les curés d'Oneux
Cette charge de premier curé d'Oneux revenait tout naturellement à Lambert WERA, mais c'est seulement le 19 mars 1856 qu'il fut installé comme curé d'Oneux où il resta jusqu'en juillet 1875.
De 1875 (juillet) à 1876 (décembre), intérim pendant lequel la paroisse fut administrée par le curé de Comblain, Antoine GOHY, et par les professeurs GOVAERTS et CAPITANE.
THOMAS Julien. De 1876 (décembre) à 1877 (juillet).
THIERNESSE Antoine. De 1877 (août) à 1894 (avril).
Curé, mais aussi, personnage préoccupé des questions sociales de l'époque qu'il débattait avec la Comtesse de Comblain (Valérie NAGELMACKERS) et son fils Hermann. C'est au presbytère d'Oneux, qualifié par Godefroid KURTH de "berceau de la démocratie chrétienne de Belgique" que mourut en Afrique, le 31 août 1882, ce jeune comte anti-esclavagiste.
Le curé THIERNESSE décéda le 25 novembre 1985, à l'âge de 53 ans.
CHARLIER Hyacinthe. De 1894 (mai) à 1900 (avril).
GEORGE Auguste. De 1900 (avril) à 1907 (décembre)
DENNE Jules. De 1907 (décembre) à 1921 (décembre).
LONNAY François. De 1921 (décembre) à 1924 (12 mars).
DEJARDIN Joseph. De 1924 (mars) à 1924 (juillet). Désigné pour Sougné le 18 juin 1924.
ENGLEBERT Célestin. De 1924 (juillet) à 1926 (octobre). Fut vicaire à Comblain-au-Pont de 1911 à 1920.
LELOTTE Pierre-François-Joseph. De 1926 (11 novembre) à 1948 (18 décembre).
Bref intérim au cours duquel M. l'abbé Georges PIEDBOEUF, curé de Comblain-au-Pont, fut désigné comme administrateur de la paroisse d'Oneux.
Les administrateurs de la paroisse
La liste des curés d'Oneux est close. Oneux, tout comme Fairon, n'aura désormais plus de curé titulaire de la paroisse, mais celle-ci restera indépendante et aura un administrateur.
SPAAS Jozef-Louis-Elisabeth-Maria-Jean. De 1966 (18 juillet) à 1970 (27 août), nommé vicaire à Comblain-au-Pont, il fut détaché comme premier administrateur d'Oneux.
CLOOTS Jules. De 1870 (28 septembre) à 1976 (27 mars). Curé retraité, il accepta de s'installer à Oneux comme administrateur.
BOULANGER Hubert. Curé de Comblain-au-Pont de 1968 à 1979, il est chargé d'administrer la paroisse d'Oneux. Il est aidé bénévolement par M. l'abbé Georges PIEDBOEUF, ancien vicaire et ancien curé de Comblain-au-Pont. (Retraité à Comblain depuis juillet 1972).
ERNEMANN Pierre. Curé de Comblain-au-Pont depuis le 1er janvier 1979, il est aussi désigné comme administrateur d'Oneux. Il est secondé, comme son prédécesseur, par le susdit curé Georges Piedboeuf.
Cette étude et celle relative au presbytère d'Oneux ont été réalisées à la demande d'un Oneutois.
Nous apprenons par voie d'affiche que le jeudi 24 avril courant, le Collège échevinal de Comblain fera procéder à la vente publique du presbytère d'Oneux qui est cadastré section 1 n° 810 b, c et qui a une superficie de 15 ares 10 centiares.
Le dernier curé d'Oneux ayant habité la maison presbytérale a été l'abbé Jules CLOOTS.
Vers 1840, le projet d’une église et d’un cimetière à Oneux naît dans la tête des villageois. Auparavant, les habitants de Hoyemont et d’Oneux étaient paroissiens de Comblain qu’ils atteignaient par la route du Thier Pirard, route bien ancienne puisque, déjà alors, ils l’appelaient « li vîhe vôye dès mwèrts », les convois funèbres de leurs localités éloignées devant gagner par là « l’ête » du Mont Saint-Martin. Ce chemin aboutissait autrefois au vieux pont de bois de la place Neuforge détruit en 1794, à la révolution française, il fut remplacé par un passage d’eau, supprimé lui-même lors de la construction du pont du vicinal en 1895. Oneux, en 1850, était devenu une agglomération importante et, tel un poussin qui ne cherche plus l’aile tutélaire de sa maman parce qu’il se sent suffisamment fort, il voulut vivre indépendant de la mère-église, c’est-à-dire avoir son propre oratoire et son champ de repos et, par là même, supprimer un trajet vraiment trop long. En 1850, les gens d’Oneux construisirent de leurs mains et « al kèrwèye », ce temple actuel dont la date d’érection est rappelée par une pierre placée au-dessus du portail. Un an plus tard, exactement le 18 septembre 1851, l’église et le cimetière furent bénits mais leur consécration n’eut lieu que le 22 juin 1857, par Monseigneur de Montpellier. Entre ces deux dates, l’abbé Lambert Wéra fut nommé administrateur en attendant d’être installé le 19 mars 1958, en qualité de premier curé d’Oneux où il resta en fonction jusqu’au 2 juillet 1875. En 1849 et 1850, les habitants du village construisent le nouvel édifice d’après un relevé fait à l’église de Poulseur ramené à des proportions plus modestes. Les matériaux trouvés sur place, grès et petit granit, sont épincés ou taillés par les carriers ou tailleurs locaux. La construction de l’église s’achève en 1851.Le clocher, jugé trop petit est rehaussé en 1862. L’édifice subira encore plusieurs campagnes de restauration. En septembre 2009, l’église a subi un rafraîchissement. Sources : Ronald Gilson- Les Echos de Comblain.