Poulseur - la fin de l'ancien régime
L'histoire de Poulseur nous est contée par A. Castermans dans "Les Echos de Comblain" de 1998 à 2000.
La fin de l'ancien régime
Avant d'aborder la période moderne, il convient de se rafraîchir la mémoire par un recul dans le temps.
Depuis la création de la principauté de Stavelot-Malmedy, Poulseur a fait partie de ses possessions.
Terre de fiefs, elle était incluse dans le comté de Logne, plus précisément dans le 3e quartier dont Comblen (Comblain-au-Pont) était le chef-lieu.
Ce petit territoire était fort morcelé. Il comprenait, notamment, les seigneuries de Poulseur-sous-Rahier (Poulseur-bas), de Poulseur-sous-Reinardstein et l'avouerie de Sart, toutes relevant de la Cour féodale de Stavelot. Nous renvoyons pour le détail à notre article sur le vieux château de Poulseur. (Echos de décembre 1993 et suivants).
En 1792, les troupes révolutionnaires françaises envahissent notre territoire. L'année suivante, retour des Autrichiens sous la conduite du duc de Cobourg, oncle de notre futur roi Léopold 1er. Les Français évacuent en hâte après avoir mis, de rage, le feu à l'abbaye de Stavelot, détruisant la bibliothèque. L'abbé-prince Dom Célestin THYS rentre au pays le 9 avril.
1794. Les Français reviennent en force sous la conduite des généraux PICHEGRU et JOURDAN. Après la victoire importante de Fleurus, le 26 juin, l'armée de Jourdan poursuit les Autrichiens vers Liège. Le 21 juillet, Dom Célestin quitte définitivement Stavelot. Le 16 septembre, Comblain devient un champ de bataille. Les Autrichiens tiennent la rive droite depuis Esneux jusqu'Aywaille. Les Français vont passer l'Ourthe, baïonnette au canon, après un sévère duel d'artillerie qui verra disparaître Petit-Mont sous les boulets autrichiens, tandis que Douxflamme sera incendié par les canons français. Les Français vont emporter Fraiture et poursuivre sur Sprimont qui est leur objectif principal. La victoire leur ouvre le chemin vers l'Allemagne.
Le 7 juin 1795, c'est la "capitulation de Luxembourg"
1er octobre 1795 (9 vendémiaire an IV) - Division de notre pays en départements. Nous faisons désormais partie du "Département de l'OURTE", dirigé, à Liège, par un préfet, avec un sous-préfet à Huy.
Le régime français
Il va donner le coup de grâce au régime seigneurial et à toute notre organisation féodale. Les vieilles Cours de Justice cessent d'exister et, dès 1796, les premières Justices de Paix commencent à fonctionner.
Les municipalités (communes) sont regroupées par cantons, avec une assemblée cantonale. Le pouvoir communal est désormais exercé par un agent municipal, le maire, et un adjoint : "l'adjoint au maire".
Il faudra attendre le Consulat (10-11-1799) pour que chaque commune retrouve sa personnalité et dispose d'un conseil municipal, futur conseil communal. Il est composé d'au-moins 7 membres, non pas élus par un corps électoral mais par cooptation, après accord du préfet. L'un des 7 conseillers (et non pas le maire) est président du Conseil.
Dès l'instauration du régime français, Poulseur, avec l'écart d'Embierir ainsi que Sart, sont séparés de Comblain-au-Pont sur le plan politique et, curieusement, vont constituer avec Hody, une seule et même commune alors que leurs territoires sont séparés par Anthisnes. Elle portera le nom de HODY qui n'est pourtant pas le village le plus important.
Chaque village (Poulseur, Sart, Hody) devient une sous-entité de Hody avec budget propre pour chaque village !
A ce jour, j'ignore encore où se trouvait la première mairie.
Il est certain qu'en 1800, elle se situe à Poulseur, dans un bâtiment qui n'était pas propriété communale vu que les comptes de 1801 parlent d'une somme de 50 frs affectée à la location d'un local pour la mairie. Il est aussi question de frais de "premier établissement", ce qui laisse croire qu'après une période transitoire, la mairie s'installe de manière stable. Enfin, les mêmes comptes affectent une somme de 81frs18 l'an, pour le traitement d'un "secrétaire de mairie", ancêtre de nos secrétaires communaux. A l'époque, il s'agit souvent d'une activité complémentaire exercée par l'instituteur du village.
Les comptes nous apprennent encore l'existence d'une horloge "publique" pour laquelle un préposé à l'entretien et au remontage perçoit 6 frs par an.
En 1800, le citoyen GERARD est maire de Hody et Mathieu MAILLOT président du Conseil municipal. Ce dernier sera remplacé, en 1805, par un sieur BURTON Jean-Lambert.
En avril 1808, les archives parlent d'un maire-adjoint, sans citer son nom. Mais le 18 août 1809, c'est un sieur DELLEVAUX, parfois orthographié Delvaux, se déclarant "adjoint au maire", qui signe l'acte d'installation du nouveau maire, le citoyen Jean-Nicolas PIERRET. Il restera maire jusqu'au régime hollandais.
L'énoncé, en 1804, des fournitures nécessaires à la mairie éclairent sur l'époque : "frais se montant à 27 frs 72 pour houille, bois, lumière, encre, cire, plumes, papiers, et autres frais de bureau de toute espèce (sic)".
Une profession, aujourd'hui disparue, était le piéton du canton". Il s'agissait d'une personne chargée de porter les dépêches et autres documents entre les mairies à la sous-préfecture de Huy.
Sous le régime français, nos receveurs communaux seront d'abord appelés "percepteurs", puis "percepteurs-receveurs". Les archives nous ont laissé les noms de : pour l'an IV et V : GERARD J., an VI : HUMBLET Jean, an VII : PETIT Hubert, an VIII : IONAS, an IX : FAYS Jean. Généralement, l'intéressé devait renoncer à sa charge, ne pouvant ou ne voulant acquitter le cautionnement prescrit par la loi.
En 1804, la commune Hody-Poulseur comptait 632 habitants.
Le régime hollandais
Octobre 1815 à septembre 1830.
Rappelons qu'avant de passer sous le régime hollandais, nous vivrons de mars à septembre 1814, sous un Gouvernement prussien, gérant de l'ancien 'département de Ourte". Ensuite, de septembre 1814 à mai 1815, le département deviendra "Département de Meuse et Ourte" toujours sous un Gouvernement prussien.
A partir de mai jusqu'à septembre 1815, nous passerons sous un "Gouvernement général de la Belgique". Le nouveau département comprend alors la rive droite de la Meuse et la ville de Liège. VERSTOLK de SAELEN est le commissaire du Gouvernement. En septembre, LIEDEKERKE devient le premier gouverneur de la province, représentant le Gouvernement des Pays-Bas.
25 mars 1815 : la première circulaire adressée aux bourgmestres par le nouveau Commissaire du Département de l'Ourthe concerne... le recouvrement des contributions foncières personnelles et mobilières, portes et fenêtres, patentes pour l'exercice 1814 et les arriérés de 1813 ! L'impôt sur les vitres des maisons datait de 1650. Comme on payait davantage sur les portes et fenêtres ouvrant sur la voie publique, il faut y voir, dans les vieux quartiers, la raison de murs aveugles en façade, avec portes et fenêtres latérales donnant sur une petite cour.
Les premiers bourgmestres
Il y eut deux catégories de communes sous le régime hollandais : les villes et les villages ou plat-pays.
Pour les communes du plat-pays, l'administration était composée d'un bourgmestre, de deux assesseurs et d'un conseil communal : en tout 7 ou 9 personnes, selon l'importance de la commune. A Poulseur, c'est seulement vers 1825 que, dans les délibérations, le terme "assesseur" remplace celui "d'échevin".
Quant au sous-préfet de Huy, il est devenu le "Commissaire royal du district" de Huy. Les communes rurales qui font partie de "L'Ordre des Campagnes" sont réparties, par province, en 21 districts.
Chaque district nomme un membre dans les Etats de la province. Sont électeurs ceux qui paient un impôt foncier et autre contribution directe d'au-moins 12 florins; à Poulseur, seules 9 personnes atteignent (de justesse) ce quota.
Le bourgmestre, nommé par le roi des Pays-Bas, est désormais membre du conseil communal. Les 2 assesseurs sont, eux, nommés par le commissaire de Sa Majesté, et choisis dans le conseil. Les conseillers sont nommés par les Etats pour une durée de 6 ans, ils sont rééligibles. Tous les 2 ans, le 2 janvier, sortait un tiers des élus, par tirage au sort. Les assesseurs faisaient partie du premier et du deuxième tiers sortant et le bourgmestre du troisième.
Le 2 juillet 1814, Jean-Nicolas PERRET, maire de Hody depuis 1809, se qualifiant "bourgmestre spécial" de la commune de Hody, écrit au directeur du "cercle de Huy" qu'il est dans l'impossibilité de pouvoir remplir les fonctions de bourgmestre de Hody, étant déjà bourgmestre de la commune d'Anthisnes et Villers-aux-Tours, ce qui lui donne plus d'ouvrage qu'il ne peut en faire par ces circonstances, surtout qu'il n'a pas d'adjoint à Anthisnes ! PIERRET recommande la nomination de Jean CARLIER, cultivateur.
Le 31 décembre 1814, Jean-Lambert BURTON signe comme bourgmestre de la commune de Hody, département de "Meuse et Ourte". Il installe comme adjoint Jean CARLIER en remplacement de DELLEVAUX, qui était adjoint au maire depuis 1809.
Le 1er avril 1820 est installé un nouveau Conseil communal , où nous retrouvons BURTON, comme maire (mayeur), CARLIER était son adjoint.
BURTON sera confirmé comme "maijeur" le 20 septembre 1822. En 1826, il signe pour la première fois comme bourgmestre.
Le 23 mai 1829, le Conseil communal est invité par le commissaire royal du district de Huy à se prononcer sur une proposition de fusion entre Hody et Villers-aux-Tours. C'est un refus catégorique. Les raisons sont peu convaincantes.
Il est rappelé que la commune est formée de trois sections : Hody, Poulseur et Sart, que chacune a son budget propre. La fusion amènerait quatre budgets au lieu de trois., d'où aucune économie sur le plan administratif. Une seule commune, avec une seule administration et un seul budget commun aux quatre entités, paraît une hérésie aux yeux des conseillers de l'époque ! Pour justifier une telle affirmation, ils iront jusqu'à évoquer les coutumes de l'ancien régime ! Et de rappeler que Hody et Poulseur, qui relevaient jadis de la principauté abbatiale de Stavelot, avaient des coutumes tout à fait différentes de Villers-aux-Tours, terre relevant du duché de Limbourg ! Ainsi, malgré la Révolution française, l'esprit "Ancien Régime" survivait en 1828 !
Comme échevins, nous avons pu identifier :
10/09/1822 - 22/03/1826 : GILLARD Pierre-François
20/09/1822 - 02/02/1830 : DELLEVAUX (ou Delvaux) Laurent (né en 1769).
En application de la loi hollandaise, le terme "assesseur" va remplacer celui de "échevin" à dater d'août 1825.
22/03/2816 - 10/10/1830 : MONTULET Henri-Joseph, qui remplace GILLARD Pierre
02/01/1830 - (?) HAILLOT Nicolas
02/01/1830 - ..... 1836 : HANSOTTE Hubert-Antoine.
Le secrétaire communal, depuis le régime français, est un sieur DELLEVAUX. Nous le supposons apparenté à l'ancien adjoint au maire, ainsi qu'à l'échevin DELLEVAUX Laurent que nous venons de citer comme échevin. Ses fonctions prendront fin à la création de l'Etat belge en 1830. Son remplaçant sera BURTON Jean-Lambert, le fils du bourgmestre.
Sous le régime hollandais, le receveur n'est plus municipal mais "régional". On fit appel, dès 1818, à quelqu'un dont le nom le prédestinait à cet emploi, un sieur RAKET Jean-Joseph. Il officiera jusqu'en 1831.
Il s'agissait donc d'un receveur régional ayant son bureau à Anthisnes. Il avait compétence pour les communes de Anthisnes, Comblain-au-Pont, Comblain-Fairon, Hody/Poulseur, Tavier et Villers-aux-Tours.
Pour ce qui est des gardes Champêtres, nous avons noté les noms de CHAVAGNE Joseph, nommé en octobre 1820.
Puis LERUTH Henri-Joseph, âgé de 50 ans à sa nomination le 06/04/1827, et qui resta en fonction jusqu'au 03/01/1832. Né à Comblain-Fairon, il était domicilié à Poulseur.
1830 - Le Régime belge
En 1830, l'entité de Hody compte toujours trois sections : Poulseur, Sart et Hody, comme cela existait depuis le régime français. L'administration siège à Poulseur.
Bien que le système décimal ait été restauré, en 1832, dans les ventes ou échanges de terrains, les surfaces sont toujours exprimées en bonniers (87 ares18), soit 20 verges grandes (4 ares 36), ainsi qu'en perches et aunes, au carré;
Généralement le cultivateur arpentait en utilisant une baguette d'une demi-verge de long (2m335). Perche et petite verge étaient des synonymes. La mesure agraire était donc un carré ayant une verge de côté soit 21,7945m². Il fallait 256 pieds carrés (pîds ramoûrnés) pour faire une petite verge (la vingtième partie d'une grande verge).
L'aune (en wallon "ône") variait selon les régions. Cette mesure était la distance entre l'épaule et le bout du pouce, bras gauche tendu. L'aune de liège valait 2 pieds et 2 pouces et demi (66,3 cm).
En 1836, il est toujours question de l'horloge publique. En sus d'une indemnité pour son entretien, il est prévu une somme de 15 frs pour la personne chargée de remonter l'horloge "tant en considération des peines qu'elle doit se donner à ce sujet que pour l'entretien continuel de cet objet important".
Le premier Conseil communal, issu de la loi communale belge de 1836, fut installé le 7 novembre 1836. Il était constitué comme suit :
Jean-Lambert BURTON, bourgmestre (depuis 1814) ; Joseph DELLEVAUX et Nicolas MAILLOT, échevins ; Henri-Joseph MONTULET, Jean-François GERARD, Henri-Joseph COLIN, Jean VANDERMAESEN sont conseillers.
Dès le 27/02/1831, BURTON Jean-Lambert fils a été désigné comme secrétaire communal. Il restera en fonction jusqu'au 10/10/1836, date à laquelle il deviendra bourgmestre. Le 20 février 1837, l'échevin DELLEVAUX est délégué spécialement comme officier de police judiciaire de Hody. Le 1er septembre 1838, le Collège présente, pour la première fois, au Conseil communal, un "Rapport sur l'administration et les Affaires de la commune". (en application de l'art. 70 de la loi du 30 mars 1838).
Les bourgmestres de Hody-Poulseur :
1825 au 13/09/1834 : BURTON Jean-Lambert
1834-1835 : HAILLOT Nicolas, échevin et bourgmestre ff du 17/12/1834 au 13/09/1835
10/10/1836 - 1854 : BURTON Jean-Lambert (fils). D'abord secrétaire communal
1855 - 1858 : COLLARD Jean-Louis
1858 - 22/01/1866 : FRANCK Simon
29/04/1866 : DESAIVE
Le 9 mai 1884, Poulseur devient, avec Sart, commune indépendante. Elle compte alors environ 50 habitations.
MARECHAL Eugène sera le 1er bourgmestre de Poulseur, du 09/05/1884 au 11/12/1900.
Les secrétaires communaux :
1800 : DELLEVAUX, traitement de 35 frs l'an.
27/02/1831 - 10/10/1836 : BURTON Jean-Lambert, fils.
20/03/1837 - 12/1863 : BOURGY Lambert-Joseph.
1864 - 06/1865 : TILMAN Louis, signe comme secrétaire.
25/06/1865 - 1883 : STOUVENAKERS Henri, 29 ans, était alors instituteur primaire.
Les receveurs communaux
Le premier receveur communal est issu de la loi communale de 1836.
1831 - 1841 : DETRAUX Philippe-Joseph révoqué le 26/12/1841.
07/03/1842 - 1890 : GILLARD Auguste
Le 07/02/1885, le receveur GILLARD est confirmé dans ses fonctions, pour la nouvelle commune de Poulseur. Décès en 1890.
la vie économique au temps de Hody/Poulseur
Durant les années 1845/1855, les documents officiels évoquent très souvent la situation sociale difficile d'une grande partie de la population, on n'hésite pas à parler de "misère". La commune, c'est évident, se trouve elle-même dans la gêne, les recettes sont insuffisantes car la population ne peut payer ses contributions par suite de la "cherté des denrées alimentaires".
Dès 1845, la commune entreprend, malgré ses faibles moyens, des travaux routiers importants pour donner du travail à la population. Un extrait de la délibération du Conseil du 15 novembre 1845 est on ne peut plus édifiant :
"Le Conseil est convoqué à l'effet d'aviser aux moyens de procurer aux habitants de la commune du travail pendant l'hiver. Vu le rapport du Collège constatant que les habitants sont déjà dénués de toutes ressources et ne peuvent se procurer la nourriture qui est strictement nécessaire à leur conservation, décide que, pour soulager leur misère et prévenir des vols qui pourraient être en quelque sorte justifiés par le manque de nourriture, une partie du chemin vicinal (communal) de Poulseur à Anthisnes sera amélioré et les travaux exécutés pendant l'hiver".
Une somme de 3000 frs sera affectée à cette fin. Le devis s'élevant à 6000 frs, la commune espère que l'autorité supérieure accordera un subside pour le solde. En fait, elle recevra 1000frs du Gouvernement ! Elle utilisera 9 années de location de la carrière d'Embiérir pour compléter.
Durant plusieurs années, la commune procurera ainsi du travail durant l'hiver aux habitants nécessiteux et sans emploi.
En 1848, la situation est toujours aussi malheureuse. En sa séance du 15 janvier, le Conseil déclare qu'il va poursuivre sa politique d'aménagement des routes, désirant venir en aide à la classe nécessiteuse parmi laquelle se trouvent de malheureux chefs de famille qui, jusqu'à ce jour, avaient trouvé dans les établissements métallurgiques et autres de Seraing, des moyens d'existence et qui, renvoyés, se trouvent dans le plus grand dénuement...
Cette situation difficile ne devait pas être particulière à Poulseur si l'on se réfère à une circulaire du ministre de l'Intérieur (06.09.1851), demandant l'instauration d'un prix de propreté et bonne tenue des maisons à décerner à la classe ouvrière et pauvre. Le Conseil en date du 11 mai 1852, considérant que cette institution est devenue la condition indispensable pour obtenir des subsides aux travaux d'assainissement, il décide :
1° Une somme de 50 frs sera allouée, chaque année, sur la caisse communale, pour être distribuée en prix de propreté à décerner à la classe ouvrière et pauvre;
2° Les prix consistent soit en argent, soit en objets mobiliers ou en ustensiles de ménage. Ils seront décernés par une Commission créée à cette fin;
3° Cette commission fera un rapport motivé, suite à des visites pensant l'année dans les ménages secourus par le Bureau de bienfaisance et dans ceux des ouvriers qui se seront fait inscrire pour le concours.
Les chemins vicinaux
Jadis, les chemins étaient de simples chemins de terre, les plus fréquentés étaient empierrés. C'étaient les chemins dits "vicinaux". Cet adjectif "vicinal" nous vient du latin "vicinalis", de vicinus (voisin), lui-même issu de vicus (bourg). Le chemin vicinal est donc une route étroite qui met des villages en communication;
En 1841 paraît, le 10 avril, une loi qui sera à la base de la confection du fameux "atlas" des chemins vicinaux de Belgique. Elle stipule que là où n'existent pas encore des plans d'alignement, les communes les feront dresser dans un délai de 2 ans. Là où ils existent, ils seront complétés et révisés, s'il y a lieu. Enfin, la loi met à la charge des communes les dépenses relatives à ces chemins vicinaux.
Avant cela, la commune ne se désintéressait pas de ces chemins. Elle y était d'ailleurs contrainte depuis le régime français, par l'arrêté du 23 messidor, an V (11 juillet 1797) qui proposait aux maires de dresser un état des chemins vicinaux existant dans leur commune. En octobre 1800, le préfet exigeait de tous les conseils communaux d'établir une liste des travaux à faire pour l'entretien et la réparation des chemins communaux. En cas d'insuffisance de revenus propres, la commune pouvait imposer ses propriétaires, laissant à ces dernière la possibilité de payer la somme réclamée ou de prester, par eux-mêmes ou par des ouvriers à leur choix, la portion de travail dont ils seraient chargés.
Dès octobre 1802, le préfet ordonne aux maires de faire tailler les haies qui bordent les grandes routes. Elles seront coupées à 1m30 de hauteur et leur épaisseur sera réduite à celle de leur souche. Les arbres seront aussi élagués. Le préfet estime que les haies non taillées entretiennent une humidité constante des routes et sont une des raisons principales de leur mauvais état.
En juillet 1820, le conseil communal avait chargé trois de ses conseillers de surveiller et de faire exécuter les réparations nécessaires aux chemins vicinaux. Il s'agissait de DELVAUX Laurent pour Hody, VANDERMAESEN Clainge pour Sart et DUPONT Michel pour Poulseur. Mais l'argent manquait pour confier ces travaux à des entrepreneurs professionnels. Aussi en 1845, beaucoup de chemins dits "vicinaux" étaient toujours dans un état à peine praticable.
Séance du Conseil du 4 septembre 1845 : "...les chemins vicinaux de Poulseur vers Esneux et vers Anthisnes présentent, par endroits, des difficultés insurmontables (sic). Les conseillers adoptent la rectification des deux chemins telle que présentée par le géomètre Chamelot.
Si l'on s'en réfère à la délibération du 11 mai 1852 - "Le chemin qui traverse le village de Poulseur, sur toute sa longueur, du midi au nord, est une véritable ravine, inondée par un ruisseau qui interrompt et empêche très souvent la circulation. Il s'y pratique des cavités profondes dans lesquelles l'eau séjourne et forme de véritables cloaques..."
Nous supposons qu'il s'agissait de la "havêye di l'lyon" . Venant de la ferme Renaville (noûve cinse), ce chemin venant de Mont tournait à droite près du cimetière. A cet endroit, il empruntait jadis un ravin qui traversait la grand-route Liège-Comblain et se dirigeait vers la rivière (il fut comblé après 14/18). De là, on pouvait soit remonter vers Chanxhe ou traverser l'Ourthe à gué et, par un autre ravin, arriver "è tchapli" (commune de Sprimont).
C'est le début de la construction, par l'Etat, du chemin de grande communication Liège-Esneux. Pour Poulseur et Comblain-au-Pont, il n'en sera question qu'en 1858. On sait par une célébration du Conseil communal de Comblain, que la grand-route est réalisée depuis Liège jusqu'à Esneux. Le Conseil réclame le prolongement d'Esneux jusqu'à Hamoir. La députation permanente émettra un avis favorable le 21 octobre 1858 mais chaque commune traversée devra supporter 1/4 de la dépense.
En janvier 1853, la commune réclame l'aide de la province pour terminer la réfection du chemin Poulseur-Chanxhe, "l'une des communications les plus importantes".
Octobre 1862 : le commissaire voyer demande à la commune le placement de deux poteaux indicateurs sur les chemins vicinaux à Fond de Sart. La commune accepte mais, par souci d'économie, les réalisera "en bois de chêne, couverts de couleur à l'huile et non en fer de fonte".
La fin de Hody-Poulseur
Dès 1866, des habitants de Hody réclament la séparation et l'érection de Hody en commune indépendante. Ils font remarquer, avec justesse, que la commune actuelle est hybride, vu que Hody est séparée de Poulseur par une partie du territoire d'Anthisnes et qu'en outre, tous les budgets sont séparés. Le Conseil communal, saisi le 18 mars 1866, charge le bourgmestre FRANCK de procéder à une enquête de commodo sur le sujet. Un mois plus tard, le commissaire d'arrondissement demandant au Conseil quelle serait alors la position de Poulseur et Sart si Hody devenait commune distincte, il lui est répondu le 29 avril "que cette séparation n'a nulle raison d'être" !
En fait, le sieur FRANCK a cessé d'être bourgmestre et il ne reste que BERTRAND de la séance du 18 mars. La délibération du 29 avril est prise par trois voix contre deux.
Poulseur, commune indépendante
La séparation aura finalement lieu en exécution d'une loi du 9 juin 1884, publiée au Moniteur du 1er juillet. Poulseur et Sart forment désormais une seule commune sous le nom de POULSEUR.
Le nouveau Conseil communal se réunira, pour la première fois, en séance publique le 31 janvier 1885, sous la présidence de MARECHAL Eugène, bourgmestre ff. Le nombre de conseillers est maintenu à 7. Ils seront élus les 21 et 28 décembre 1884. Il s'agissait de MARECHAL Eugène, COLSON Henri, DELCOMMUNE Jules, HAMOIR Hubert (charron), HAUSMAN Auguste (industriel), RASKIN Hubert (cabaretier), TASSIN Joseph (exploitant de carrière) ; DORMAL était secrétaire intérimaire.
L'administration communale
Le 9 mai 1884, Poulseur devient, avec Sart, commune indépendante.
1890 : 785 habitants,
1894: 830 habitants (superficie 843 hectares). Hody compte alors 240 habitants pour 278 hectares.
1910 : 1235 habitants
1916 : 1300 habitants
Le 8 septembre 1900, un sieur DUPONT Octave est chargé de procéder au numérotage des maisons.
Bourgmestre de Poulseur
1884/1890 : MARECHAL Eugène sera le 1er bourgmestre de Poulseur, le 09/05/1884.
1891/1911 : DELCOMMUNE Jules, 28/02/1891 - 31/12/1911.
Le 01/01/1912, HAUSMAN Auguste a été présenté comme bourgmestre. Le Gouvernement hésite à nommer un représentant du parti devenu minoritaire; d'autre part, il se refuse à désigner un socialiste. En conséquence, durant plusieurs années, la commune sera dirigée par un échevin, ff de bourgmestre. Par contre, à Comblain-au-Pont, c'est le catholique Alphonse DALEM qui succède au libéral FOCCROULLE.
Guerre scolaire et luttes sociales
A cette époque, la "gauche" et la "droite" s'opposent avec virulence sur tous les fronts. C'est la lutte scolaire, mais encore la lutte pour l'obtention de meilleures conditions de travail et, surtout, le combat pour le suffrage universel qui permettrait aux socialistes d'entrer en force au parlement.
Le 2/06/1912, ce sont les élections législatives, les catholiques enregistrent des gains de sièges. Il en résulte des réactions ouvrières d'une rare violence. A Liège, le bourgmestre Gustave KLEYER se voit obligé d'interdire toutes manifestations et rassemblements sur la voie publique du 3 au 8 juin. Le 3, vers 18 heures, plusieurs centaines d'émeutiers vont manifester devant des établissements catholiques avant de revenir devant l'Hôtel de Ville où des bagarres auront lieu avec le piquet de Permanence, renforcé par la garde civique : 1ere Cie de Chasseurs à pied. Une centaine de meneurs (ou provocateurs) identifiables au port d'une casquette d'un gris très clair, incitent la foule qui est alors forte de 3 à 4000 personnes.
Voyant la police malmenée et la garde civique débordée, à 19h45, le bourgmestre requiert la gendarmerie. Un peloton à cheval dégage l'Hôtel de Ville. Refoulés place Saint-Lambert, les émeutiers vont faire dérailler les tramways, casser les réverbères, puis les vitrines des grands magasins, lancer des projectiles sur les gendarmes.
Vers 21h, l'émeute a grandi et des coups de feu sont entendus; 21h25, la gendarmerie fait usage de ses armes et tire sur la Populaire : 3 morts et plusieurs blessés. Le lendemain, 4 juin, une victime est aussi à déplorer à Verviers.
Ce climat passionnel va perdurer jusqu'à la guerre. Celle-ci à peine terminée, le roi Albert prend l'initiative de conclure les accords dits de Lophem, prévoyants le suffrage universel "pur et simple".
Aux législatives du 16/11/1919, les socialistes vont gagner trente sièges de députés.
19/12/1914 : Le gouvernement n'ayant pas nommé HAUSMAN bourgmestre, celui-ci ne paraît plus au Conseil communal. COLLIGNON Alphonse, échevin et officier de l'état civil est bourgmestre ff. Toutefois, dès le 15 octobre 1912, il ne se présente plus au Conseil communal, lequel est alors présidé par Alfred SEVRIN, échevin de l'instruction. Cette situation va se poursuivre durant toute la guerre.
1914/18 : SEVRIN Alfred, échevin-président, puis bourgmestre ff. à partir du 1/09/1914.
Secrétaires communaux
07/02/1885 à 12/10/1911 : DORMAL Richard (qui est intérimaire depuis un an). En 1910, à l'occasion d'une augmentation de traitement, nous constatons que la fonction de secrétaire est toujours rémunérée par 2 indemnités, l'une de 530 frs pour la section de Poulseur et l'autre, de 155 frs pour la section de Sart.
29/11/1911 à 1932 (décès) MARECHAL Dieudonné, né à Comblain-Fairon, le 19/02/1868.
Receveurs communaux
07/03/1842 à 1890 : GILLARD Auguste.
Le 07/02/1885, le receveur GILLARD est confirmé dans ses fonctions, pour la nouvelle commune de Poulseur. Décès en 1890.
26/12/1890 : LECLERCQ Louis.
24/10/1894 : CARLIER Alphonse, décès en 1899.
24/03/1899 : HAXHE Joseph, décès en juillet 1907.
11/07/1907 : GILLET Emile devient receveur intérimaire.
02/11/1907 : Nomination de SEPULCHRE François. La députation permanente refuse.
20/02/1908 : Le Conseil représente GILLET Emile. La D.P. rejette aussi cette désignation.
Il est convenu que les candidats seront soumis à un examen. C'est la première mention de l'attribution d'une fonction par examen.
Le 1er juillet 1908, il est décidé que ledit examen aura lieu devant MM. RIGUEL et DEBOIS, receveur et secrétaire communaux à Esneux, ainsi que WILKIN, receveur à Sprimont. En seront toutefois dispensés les porteurs d'un diplôme d'humanités, d'instituteur, de géomètre, ou ceux qui remplissent ou auraient rempli des fonctions établissant des connaissances supérieures (sic), par exemple un "chef de gare" retraité !
Est choisi en juillet 1908, parmi 6 candidats : NIHON Isidore.
Vie communale
Jusqu'en 1914, les citoyens sont tenus de faire partie de la "Garde civique", milice appelée en renfort de la police locale en cas d'événements graves. Le 8/04/1886, le Conseil communal décide la suppression des patrouilles faites la nuit du dimanche au lundi par la garde civique... attendu que la tranquillité et l'ordre public ne sont pas compromis actuellement.
19/06/1886 : Création d'une taxe sur les chiens. 2 frs par tête, pour un chien ordinaire et 5 frs pour un bouledogue ou un chien de chasse. En sont exemptés les chiens conduisant les aveugles, les estropiés ou impotents ainsi que les jeunes chiens, tant qu'ils sont nourris par la mère. Le recensement sera fait par le "porteur de contraintes" de la commune. Désormais, les colporteurs sont également soumis au paiement d'une taxe de 5frs et une autorisation préalable du Collège.
Le 16 mars 1889, on constate que la taxe sur les chiens a rapporté 64 frs à Poulseur (24 chiens recensés) et 20 frs à Sart (10 chiens). Dès 1891, chaque propriétaire reçoit une médaille pour chaque chien soumis à la taxe. Ces médailles sont achetées à la maison DUFRANE à Frameries. En 1904, la taxe est portée de 2 à 4 frs pour les chiens ordinaires et à 10 frs pour les chiens de chasse.
27 juillet 1891 : Désormais, les séances du Conseil communal seront publiées, par voie d'affiches placardées dans une boîte spéciale à la maison communale.
20 septembre 1891 : Relèvement des traitements. Le bourgmestre perçoit désormais 60 frs au lieu de 50 frs (par an), les échevins 30 frs au lieu de 15 frs et le secrétaire communal 350 frs au lieu de 300 frs (en plus il est instituteur). Le garde champêtre RASKIN Victor, perçoit désormais 450 frs au lieu de 380 frs, ce qui est normal, il est le seul "à temps plein".
30 avril 1897 : le bourgmestre DELCOMMUNE prend, d'urgence, un arrêté de police interdisant le port du drapeau rouge lors de la manifestation du 1er mai, ainsi que l'accès des carrières aux manifestants, afin de prévenir des désordres et de garantir la liberté de travail. Le 15 juin suivant, le Conseil communal approuvera cette décision à l'unanimité. Cette décision n'est pas particulière à Poulseur, il en va de même à Liège et dans d'autres communes (considérant que l'exhibition d'un drapeau rouge est de nature à compromettre la tranquillité publique...).
L'année suivante, le bourgmestre prend le même arrêté et le Conseil communal, le 20 mai 1898, est unanimement d'avis que cet arrêté devrait être rendu permanent (sic) !
24 mars 1899 : Les membres du Conseil communal adhèrent unanimement aux voeux exprimés par le Tsar de Russie en faveur du désarmement international !
31 mars 1900 : Suppression du droit de barrière aux chemins vers Anthisnes et Hody. C'était un droit de passage censé subvenir aux frais d'entretien des chemins.
Le 13 juin 1903, Poulseur va prendre son premier arrêté communal complémentaire à la loi sur le roulage de 1899. Dans une série de 15 articles, relevons au passage :
Art. 2 : Lorsque les conducteurs se croisent ou se dépassent, ils cèdent mutuellement la moitié de la route.
Art. 4 : Les conducteurs de véhicules ou d'animaux doivent avertir les piétons de leur approche soit au moyen d'appareils sonores, soit par des appels de voix.
Art. 5 : La vitesse de marche des automobiles, motocycles et bicyclettes, dans la traversée du village, ne peut être supérieure à 10 km/h.
L'article 15 prévoit que cette disposition sera portée à la connaissance des conducteurs par des poteaux portant l'inscription "Vélos-motocycles-automobiles- ralentissement 10 km/heure- règlement communal"
En juillet 1904, le Conseil communal adresse ses voeux et félicitations au commissaire d'arrondissement, le baron Ferdinand e Moffarts qui vient d'épouser la comtesse Gabrielle de Hemricourt de Ramioul.
Le 5/11/1904 : Le conseil communal, unanime, décide de donner à la nouvelle rue établie sur l'ancien chemin n°1, où s'est fait le voûtage du ruisseau, le nom de Alphonse HUASMAN, échevin.
Le 6 mai 1905, le Conseil attribue à la route de Poulseur à Sart, le nom de Xavier LELIEVRE, conseiller honoraire à la Cour de Cassation et important propriétaire terrien à Poulseur.
Le 19 août 1905, c'est la place publique devant la gare qui se voit attribuer le nom de "Place PUISSANT frères", considérant les nombreux bienfaits accordés par MM. Puissant frères, industriels propriétaires à Merbes le Château, aux diverses institutions, aux habitants et même à la commune de Poulseur. Considérant aussi qu'ils viennent encore de faire cadeau des bordures pour encadrer magnifiquement la place publique qui portera leur nom.
Janvier/février 1906 : Epidémie de fièvre typhoïde. Le Conseil décide le 21/01/1906, la fermeture de la fontaine du Centre. Aussi de fermer les écoles et ne les rouvrir que sur avis conforme du docteur Dehan, de Comblain, délégué de la commission médicale de l'arrondissement de Huy, ce qui aura lieu le 22 février, l'épidémie ayant pris fin.
Evolution économique (1884-1914)
Si Poulseur était surtout le pays de l'extraction de la pierre, grès et calcaire (petit granit), on comptait cependant deux fermes importantes et quelques petits propriétaires.
Sous la période française, certains tenaient encore des moutons.
Ainsi, en 1800, le Conseil municipal décide (15 pluviose an IX) que chaque propriétaire de bêtes à laine ne pourra parcourir les terrains de pâture communaux qu'à partir du 20 brumaire de chaque année (mi-novembre).
Une foire aux bestiaux est organisée le lundi de la Pentecôte. En 1885, elle s'est tenue le 25 mai. A cette occasion, le Conseil communal prendra une ordonnance interdisant la mendicité sur le territoire de la commune.
L'exploitation de la pierre
Poulseur était le centre géographique de nombreuses exploitations. Citons pour mémoire les carrières de grès de la Gombe, de la heid de Monfort, de la heid de Barse, du bois d'Anthisnes, du Trou Mailleux, du Trou Daune (Villers-aux-Tours), du bois d'Esneux, des carrières de Rivage, Richopré, etc. Pour le petit granit : Sprimont, Anthisnes, Trou du Mont et "li tère â tchersîs" (la terre aux cerisiers).
En juin 1858, un terrain de deux hectares, propriété de la commune et comprenant l'ancienne carrière de petit granit d'Embiérir est vendue à un particulier pour la somme de 2500 frs.
Le Conseil communal du 17/12/1892, fixant les impositions sur les exploitations de carrières, nous renseigne sur la situation d'alors :
1. PUISSANT frères, scierie de Poulseur : 150 frs (S.A. Merbes-le-Château)
2. MERCIER et DEGRANGE, carrière du cerisier : 55 frs
3. DEHAN frères et COLSONB, Trou Bottet : 45 frs
4. HALLEUX Hubert, Mont Leva : 75 frs
5. LAPAILLE Alphonse, Heid de Barse : 75 frs
6. LEGROSCOLLARD Léopold, Mont Leva : 10 frs
7. HAUSMAN frères et HAUSMAN, carrière de Sart : 300 frs
En février 1893, les frères PUISSANT sollicitent une réduction des charges communales vu le chômage prolongé de la scierie à vapeur.
En juillet 1896, le sieur Victor GERARD obtient en location, pendant 3 ans, la carrière communale de Mont-Leva, à 100 frs par an.
1897 : L'administration des Ponts et chaussées est en conflit avec les maîtres carriers de Monfort, le déversement de leurs déchets envahissant l'Ourthe et ayant occasionné des inondations.
Caisse de secours
Sans en connaitre la dénomination exacte, nous savons qu'en 1889, il existait une caisse de secours en cas d'accident ou maladie. Ainsi, le 06/10/1889 l'ouvrier RENARD Henri, occupé à la S.A. des Grès de l'Ourthe en carrière de Richopré ayant été blessé, cette caisse paiera les frais de docteur et autres, accordant une indemnité quotidienne de la moitié du salaire, aussi longtemps qu'il ne pourra reprendre le travail.
Mutuelle de la Pierre
C'est seulement en 1925 que sera fondée la "Fédération Mutualiste des Ouvriers de la Pierre". Elle sera reconnue par A.R. du 31/12/1925. Hubert LAPAILLE en sera le premier président, Rodolphe BERNARD et Joseph PAULUS les gestionnaires.
Le canal de l'Ourthe
Nous ne reviendrons pas sur les origines du canal, qui ont fait l'objet de plusieurs articles dans nos Echos (E.D. in Eco 1958-89 et "Mille ans de navigation sur l'Ourthe" par Robert DALEM).
Un arrêté du gouverneur, daté du 09/09/1829, informe le Conseil communal de Poulseur des propriétaires à exproprier pour réaliser le canal navigable (sic). Le nouvel état belge va laisser stagner les travaux et finalement abandonner le projet hollandais d'une liaison avec la Moselle. Le canal ne sera exploité que sur la section Liège - Comblain; il sera finalement supplanté par le chemin de fer. Toutefois, le canal sera longtemps utilisé pour le transport des pierres. Ainsi, le 17 janvier 1893, le Conseil communal vote, à l'unanimité, le maintien du canal et émet le voeu de le voir construit à grande section. Il rappelle que, sur le parcours le plus long, soit de Liège à Comblain-au-Pont, le fret coûte 1fr35 à 1fr45 la tonne, déchargement compris, ce qui permet aux carrières de l'Ourthe de concurrencer les carrières de la Meuse.
Le chemin de fer
La gare de Poulseur est née en même temps que ses consoeurs de la ligne de l'Ourthe : le premier train est passé en 1866. Il y eu d'abord une première gare, située route d'Esneux, en face du pied de la rue Lelièvre. L'actuelle, érigée face à la place Puissant frères, date de 1885.
Dès janvier 1885, le Conseil communal délibère sur la nécessité de construire un pont sur l'Ourthe, à Chanxhe. Il s'agit en fait, d'obvier aux dangers que présentait le franchissement du passage à niveau dit d'Embiérir, rappelant que le 06/12/1884, le sieur Laloux y a perdu la vie.
Le 11 janvier 1886, la commune demande au Ministère des Travaux Publics, qu'il soit procédé au pavage de "l'avenue de la Station", soulignant que les abords de la gare sont "presqu'impossibles" pendant la mauvaise saison. La place elle-même, d'abord appelée "la place publique" devint "place de la gare", puis en août 1905, place "Puissant frères", du nom des industriels de Merbes-le-Château qui exploitaient à Poulseur, au-delà du passage à niveau, "une scierie à vapeur" débitant la pierre calcaire. Nous y reviendrons dans la suite, en parlant des rues de Poulseur.
En octobre 1888, la commune réclamera des Ponts et Chaussées, le pavage de la chaussée traversant le village soit à partir de la place, sur une longueur de 250m vers Angleur et sur 80m vers Hamoir.
Le 21/10/1888, le Conseil communal réclame des barrières roulantes au passage à niveau.
En juin 1892, le ministre des chemins de fer signale que le nouveau bâtiment (gare) est entièrement terminé et que l'entrepreneur va aménager la place de façon plus convenable.
En juin 1892, la SNCB se propose d'installer de nouvelles voies, vu le développement pris par la gare de Poulseur. Le Conseil communal demande que ces voies soient implantées "à gauche" c'est-à-dire à l'endroit où est situé le raccordement au vicinal. "Actuellement, dit le Conseil, le trafic charretier doit faire un détour d'un kilomètre pour arriver aux voies de chargement sur la droite des voies, ce qui impose, chaque fois, la traversée du passage à niveau où les véhicules sont souvent obligés de s'arrêter, le passege étant fermé. Enfin, il y a danger lors du passage de centaines d'attelages à ce passage à niveau.
Les relations commerciales à Poulseur augmentent de jour en jour et vont encore amplifier en suite de l'exploitation des carrières de Montfort par une importante société qui va construire un pont sur l'Ourthe".
Début du siècle, Poulseur deviendra une importante gare de triage, principalement alimentée par le commerce de la pierre.
En février 1908, l'Etat étudie la construction d'une passerelle aérienne jouxtant le passage à niveau.
Le vicinal
Le 14/02/1885, le Conseil communal demande à la SNCV d'étudier la construction d'un raccordement entre la gare de Poulseur et le plateau de Sprimont. Il s'agirait d'une vois ferrée d'une longueur de 8226m, dont 1993 sur le territoire de Poulseur.
La SNCV marqua son accord et la mise en exploitation d'un tram vicinal eut lieu le 15 décembre 1887, sur le trajet Poulseur-Sprimont.
En août 1889, un sieur MOMON est le directeur du vicinal Poulseur-Sprimont. Il lui sera reproché par la commune de rester domicilié à Ixelles alors qu'il réside effectivement à Poulseur depuis 2 ans.
En 1896 commence l'examen d'une prolongation de la ligne vicinale de Sprimont jusqu'à Trooz. Le 23/10/1897, le Conseil communal accepte le projet de fusion des capitaux des lignes vicinales Poulseur-Sprimont et Sprimont-Trooz. Pour l'année 1897, l'exploitation de la ligne Poulseur-Sprimont est bénéficiaire et la commune de Poulseur se voit ristourner la somme de 343 frs 40.
Le 6 août 1896, les frères PUISSANT reçoivent l'injonction de se conformer aux conditions imposées par la Députation permanente pour le raccordement de leur scierie au Vicinal. Le 24 mars 1889, la SNCV demande que le "raccordement PUISSANT" soit considéré comme une extension de la ligne vicinale Poulseur-Sprimont. Fin 1902, le prolongement jusqu'à Trooz n'est toujours pas achevé.
En 1908, la SNCV étudie un projet de ligne vicinale Huy-Nandrin-Anthisnes-Poulseur.
Le passage des voies du tram, route d'Esneux, étant malaisé et dangereux pour les autres véhicules, il est demandé, en août 1909, aux Vicinaux de remplacer les rails en place par des rails doubles ou "à gorge".
L'exploitation du service voyageurs prendra fin le 18/02/1936. Le service marchandises résistera jusqu'au 30/04/1965.
L'éclairage public
Le problème est évoqué pour la première fois le 29 juin 1901, le Conseil se renseigne auprès de la commune d'Esneux qui vient de passer contrat avec la SA. Electricité de l'Ourthe.
17 mars 1906, La commune est sous contrat avec la Cie d'Electricité Seraing & Extensions. Elle exige une baisse des tarifs, ainsi que cette société vient de la consentir à Esneux, elle réclame la construction d'une nouvelle cabine électrique "convenable".
Le 9/03/1912, le Conseil décide que le bureau communal sera pourvu de l'éclairage électrique, ainsi que les écoles d'adultes et la place publique, dite "de la Gare". Toutefois, ce n'est qu'un an et demi plus tard, soit le 16/10/1913, qu'il est convenu que la place Puissant frères sera éclairée par une "lampe intensive de 400 bougies". Ce phare, dont le fonctionnement coûtera 20 centimes/heure, ne fonctionnera que le dimanche jusqu'à 22h30, il sera allumé et éteint par le garde champêtre.
La guerre 1914/18
Nous ne reviendrons pas en détail sur les événements tragiques qui ensanglantèrent Poulseur durant les tous premiers jours de 1914. Nous renvoyons à la lecture de nos Echos de juin 1957, page 44 et, plus récemment, de 1991 (janvier et novembre), relatant les circonstances où plusieurs Poulseurois perdirent la vie.
Le drame avait commencé le 5 août vers 20h. Un coup de feu avait éclaté. Dans l'obscurité totale, les Allemands qui bivouaquaient dans le centre de la commune furent pris de panique. Se croyant attaqués, ils vont tirer l'un sur l'autre. A minuit, la ferme NIHON flambait et à 5 heures du matin, le centre du village était devenu un brasier. Parmi les immeubles sinistrés, la Populaire et la maison HAUSMAN (place SEVRIN).
Le 7 août, les Allemands font sauter le pont métallique de Richopré. Pendant de nombreux jours, beaucoup de Poulseurois, effrayés, iront vivre dans les carrières de Montfort.
L'administration et la guerre
Le 23 août 1914, le Conseil communal se réunit sous la présidence de HAUSMAN. Le secrétaire MARECHAL étant absent, c'est l'échevin SEVRIN qui tiendra le secrétariat. Le problème n°1 est le ravitaillement. Il faut sans délai assurer l'alimentation des habitants. Il est créé un comité de ravitaillement.
Il est décidé d'interdire la vente de céréales à des étrangers à la commune. Les fermiers devront fournir leurs grains à l'administration, au prix de 20 frs les 100 kg pour le froment, 16 frs pour le seigle et pour le blé. La farine sera vendue brute au moulin de M. SAMSON à Poulseur, à tous les chefs de ménage, le mardi et le vendredi matin, au prix de 23 frs/100kg pour le froment, 119 frs pour le seigle.
Le 26 août, les fermiers HAMOIR Julien, GRUSLIN Joseph et PAHAUT sont réquisitionnés pour la première fourniture de froment. Le bétail fait aussi l'objet d'une réquisition. Le prix des porcs est fixé à 1fr le kg sur pied.
Le 29 août, SEVRIN reprend ses fonctions d'échevin, un sieur MIGNOLET Eugène devenant secrétaire ff.
Le 6 septembre, le manque de liquidités amène la commune à émettre des bons, il en sera de même pour certains particuliers qui paieront à l'aide de "bons à valoir" sur leur traitement, salaire ou secours dû. En présence des événements, le Conseil communal insiste auprès des commerçants pour qu'ils acceptent ces bons et fassent preuve de solidarité. Le prix de la farine de froment passe à 25frs.
Le Conseil est confronté aux décisions de l'autorité militaire allemande. Il intercède en faveur de l'élargissement des prisonniers qui sont encore détenus à Esneux. Les Allemands exigeant chaque jours 3 otages désignés par le Conseil, celui-ci décide, le 9 septembre, de procéder journellement par tirage au sort parmi la liste des habitants âgés de moins de 60 ans. Un otage désigné pourra pourvoir à son remplacement, moyennant rétribution, dans le cas où il serait malade ou autre cause reconnue fondée.
Le 18 octobre, le Conseil contracte un emprunt de 5.000frs auprès de M. de LHONNEUX, banquier à Huy. Le 1er novembre, il émet 200 bons de caisse de 5frs chacun, à remettre aux familles de soldats sous les armes, à valoir sur le montant de la rémunération due par le gouvernement.
Entretemps, le 25 octobre, MARECHAL rentre à Poulseur et reprend son poste de secrétaire communal. Le 22 novembre, cessation des cours de l'école d'adultes.
Toujours confronté aux problèmes du ravitaillement, le Conseil décide de procéder à une perquisition chez tous les cultivateurs de la commune. Le prix de la farine vendue par le "comité de ravitaillement" est désormais passé à 43 frs les 100kg et les pommes de terre à 10 frs les 100kg.
Le 13 décembre, Alfred SEVRIN expose au Conseil la situation critique de la commune en suite du défaut de vivres nécessaires. Poulseur décide de s'affilier à une société coopérative qui vient de se créer à Liège "Comité de Secours et d'Alimentation de la province de Liège".
31 janvier 1915, le Conseil fixe le prix du charbon à 32 frs la tonne : la consommation journalière de farine sera de 275gr (ou 325 gr de pain) par tête d'habitant.
7 mars 1915, la commune, perpétuellement à court d'argent, contracte un emprunt de 15.000 frs auprès du "Consortium des banquiers liégeois". L'argent sera avancé selon les besoins sous forme de bons "intercommunaux" de 1 et 5 frs. Il est entendu que la commune affectera ces bons au paiement des traitements communaux, à l'achat de denrées alimentaires nécessaires au ravitaillement, à la bienfaisance, aux petits travaux urgents de réparation ou d'entretien. Les banques percevront des intérêts de 1,5 pour mille, par mois, sur le total des bons en cours durant le mois. La commune fait aussi appel à des particuliers, "vu l'impossibilité où elle se trouve de faire face au moyen de ses ressources ordinaires..."
Ainsi, en avril, elle emprunte à l'entrepreneur DELEUZE de Poulseur et elle contacte M. LELIEVRE à Bruxelles. En mai, c'est à M. LODEZ, directeur des carrières de Montfort qu'elle emprunte 1.000frs, somme destinée au personnel enseignant à valoir sur les traitements encore dûs de 1914.
Toujours en mai 1915, la commune décide l'amélioration du chemin vicinal n°2 dit "du cimetière" pour donner du travail aux chômeurs involontaires.
17/10/1915 : la commune verse une somme de 225 frs à l'oeuvre "Secours aux prisonniers de guerre" pour permettre la fourniture d'un trousseau à chacun des 9 soldats poulseurois prisonniers en Allemagne. Cette somme sera mandatée sous la rubrique "Dépenses imprévues".
En juin 1917, le "Comité national de Secours et d'Alimentation" se voit obligé de réduire la quantité de graisse entrant dans la composition de la "soupe scolaire". Le comité local décide de compenser partiellement en ajoutant de la viande à concurrence de 4 centimes au litre.
Dès le 1er juillet jusqu'au 31 octobre 1917, deux patrouilles de 3 hommes parcourront, chaque nuit, le territoire de la commune.
Seront désignés par le Conseil communal : LOUIS Ernest, DEMELEN Jules et LAURENT Joseph pour Poulseur ; DENOEL Odon, DISPA Honoré et GRIGNARD Augustin pour Sart.
SEPULCHRE Camille, qui était candidat, est nommé fossoyeur en remplacement de LOMBA Théodore, qui vient de décéder. Trois mois plus tard, SEPULCHRE abandonne son emploi, sans même en informer le Conseil, ayant pris du service au vicinal Poulseur-Sprimont-Trooz.
Début 1917, un conflit oppose la commune aux autorités allemandes au sujet des immeubles détruits au début de la guerre. Les Allemands veulent que la commune procède à la démolition de ces maisons. Le Conseil estime qu'il n'a pas à s'occuper des propriétés privées. En août 1917, nous apprenons, par SEVRIN, qu'en suite de son refus, la commune a été condamnée à payer 5.000 frs d'amende et a dû s'exécuter ! De plus, elle est à nouveau menacée par le "Kreischef" de lourdes sanctions. Le Conseil décide donc de faire procéder aux démolitions. Les propriétaires concernés reconnaissent qu'en cette affaire, la commune "a fait ce qu'il était possible de faire...". Ce texte sibyllin ne révèle pas les motifs d'opposition réels de la commune.
Le 18 juin 1918, la commune fera réparer, à ses frais, les maisons sinistrées de MM. LAPAILLE Hubert et DEJON.
Le 5 mai 1918, les cultivateurs convoqués à la commune en vue d'organiser les futures patrouilles de nuit, acceptent de supporter les 2/3 des frais de rémunération des 6 agents auxiliaires qui seront engagés. Fin juin, désignation de 5 agents. De plus Alphonse PAHAUT et son frère Mathieu, fermiers au Raideux, sont, à leur demande, autorisés à exercer gratuitement les fonctions d'agent de police auxiliaire de la commune de Poulseur du 17 juin au 31 octobre 1918.
Nous savons qu'en septembre 1918, la commune subsidie les oeuvres suivantes : Prisonniers de guerre, Comité d'Alimentation, Enfants débiles, Nourrissons, Repas scolaires et Soupe générale.
Le 20 octobre 1918 a lieu un recensement des appartements en vue de loger des évacués français et belges.
13 juillet 1919, le Conseil accorde une indemnité de démobilisation à chacun des soldats de la commune qui ont pris part à la guerre. Le 19 décembre 1919, la commune intervient à raison de 50 centimes par habitant, dans les frais d'érection d'un monument patriotique provincial. En février 1920, les communes furent priées par le gouverneur de fournir la liste des "individus ayant trafiqué avec l'ennemi". Le Conseil communal allait renvoyer la balle dans le camp du gouverneur, lui demandant comment il devait procéder pour établir cette liste vu qu'un certain nombre de maîtres de carrières de la vallée de l'Ourthe et de l'Amblève avaient fabriqué des moellons et des pierrailles pendant l'occupation, produits qui ont été commis en totalité à l'ennemi. Ces personnes furent poursuivies de ce chef devant la Chambre des mises en accusation. Or, celle-ci vient de rendre une ordonnance de non-lieu en leur faveur.
Et le Conseil communal de conclure : "en présence d'une telle appréciation de la justice, il nous est impossible de mettre en application votre circulaire 86/273, 1ère division précitée".
Le Conseil communal pendant la guerre
Dès le 15 octobre 1912, le Conseil communal est présidé par Alfred SEVRIN, échevin de l'instruction, en attendant la nomination de bourgmestre.
A la déclaration de guerre, la situation étant inchangée, le 1er septembre 1914, Alfred SEVRIN officie comme bourgmestre ff. Cette situation va se poursuivre durant toute la guerre. La régularisation n'interviendra qu'en 1919.
Le second échevin est (Etat civil) COLLIGNON Alphonse. Elu le 4 juin 1910, réélu le 1er janvier 1912, il cesse ses fonctions le 9 décembre 1917. Son mandat échoit à HAMOIR Jules, dit Julien.
SEVRIN, enfin élu officiellement bourgmestre, son mandat d'échevin sera attribué , le 21 août 1920, à BOUVY Armand jusqu'aux élections communales du 14 mai 1921. A cette même date, le mandat d'échevin de BOUVY est confié à LAPAILLE Hubert.
Durant toute la guerre, MARECHAL Dieudonné est secrétaire communal et NIHON Isidore, receveur. RASKIN Jules est garde champêtre. Nommé le 12 novembre 1911, RASKIN connaitra les deux guerres, prenant sa retraite le 15 février 1947.
La vie communale après la guerre
Les bourgmestres
La guerre finie, Alfred SEVRIN va pouvoir être nommé bourgmestre. Il préside le Conseil pour la 1ère fois comme bourgmestre le 06/03/1920. Juillet 1939, SEVRIN présente sa démission pour raisons de santé. En février , il a été victime d'un accident alors qu'il surveillait les travaux à la conduite d'eau alimentaire. Sur l'insistance du Conseil communal, il reviendra et siègera à nouveau en octobre 1939, DENOEL Odon ayant assuré l'intérim. En février 1940, l'état de santé de SEVRIN s'étant aggravé, DENOEL va, à nouveau, assurer l'intérim jusqu'au 10 mai. Absent à cette date, il sera remplacé par DEMOITIE.
Dès le début de la guerre, en mai 1940, Alfred SEVRIN est suspendu par l'autorité occupante. La démission de ses fonctions lui sera finalement signifiée par un arrêté des Secrétaires généraux daté du 13 juin 1941.
1940/41 : DEMOITIE Alphonse, socialiste, il va exercer comme ff. jusqu'en novembre 1940, date à laquelle il démissionne de toutes ses fonctions.
18/11/1940 - 08/05/1941 : GOSSET Hubert, socialiste, exerce comme ff. jusqu'au 8 mai.
1941 : GABRIEL : Exerce comme ff. jusqu'au 5 octobre.
1941/1943 : HAINAUX Frans : Nommé bourgmestre en novembre 1941, il sort de charge le 07/08/1943.
1943/1944 : GABRIEL Joseph, exerce comme ff. jusqu'à la libération du territoire, soit le 08/09/1944.
1945/1947 : DENOEL Odon réapparait au Conseil communal le 12/09/1944 comme échevin, ff. de bourgmestre. Présenté comme bourgmestre le 23/05/1945. Sort de charge le 21/02/1947. Il avait été suspendu comme échevin par l'Autorité occupante durant la guerre.
1947/1956 : SEVRIN Floréal, épouse de FLAGOTHIER Léon, socialiste, élue conseillère le 24/11/1946, elle devient échevine le 11/01/1947. Elle sera nommée bourgmestre par arrêté du Régent, daté du 7/02/1947. Sort de charge le 16/01/1956.
01/02/1956 - 23/01/1970 : THOMAS Félix, socialiste, né à Villers-aux-Tours, le 12/01/1908. Domicilié avenue de l'Ourthe n°38. Présente sa démission le 23/01/1970.
24/04/1970 - 1976 : NAVEAU Henri, né à Poulseur le 01/07/1925. Il sera le dernier bourgmestre de Poulseur, en suite de la loi de fusion des communes, qui verra le rattachement à Comblain-au-Pont le 01/01/1977. Il deviendra échevin dans la nouvelle entité.
Les échevins et conseillers communaux
En suite des premières élections d'après-guerre, le nouveau Conseil communal est installé le 14 mai 1921.HAMOIR Julien et CHARTIER Olivier sont réélus. Entrent au Conseil : LERUTH Clément, LARUELLE Victor, DELAFONTEYNE Alphonse, DENOEL Henri, JEANJOT Alphonse et LAPAILLE Hubert.
16/12/1917 - 31/12/1926 : HAMOIR Julien, réélu en 1920.
21/08/1920 - 14/05/1921 : BOUVY Armand, remplace SEVRIN comme échevin.
14/05/1921 - 03/03/1937 : LAPAILLE Hubert, échevin de l'instruction publique.
Jetons de présence
C'est le 18 avril 1920 que le Conseil communal de Poulseur a décidé d'allouer des "jetons de présence" à ses membres : il fixe les dits jetons à 5 frs par séance et par membre. Décembre 1957, la valeur du jeton est fixée à 25 frs. En 1975, la valeur est de 500 frs. Elle est portée à 1000 frs en 1981.
10 octobre 1926 : élections communales
SEVRIN, LAPAILLE et JEANNJOT sont réélus, HAMOIR se retire de la vie politique. Apparait DENOEL Odon qui sera élu 2e échevin, ainsi que les conseillers MIGNOLET Ulysse, GRAND Antoine, ROMAIN Fernand, HUSDEN Jules et GABRIEL Jean. GRAND va démissionner le 21/11/1927 et remplacé par DEGRANGE Clément.
Nouvel échevin : 22/01/1927 - 26/05/1945 DENOEL Odon, absent à partir du 10/05/1940, sera suspendu par l'autorité occupante jusqu'à la libération. Il est présenté comme bourgmestre le 26/05/1945.
Elections communales le 9 octobre 1932
SEVRIN reste bourgmestre. Le 7 janvier 1933, LAPAILLE et DENOEL sont réélus échevins. Sont conseillers JEANJOT, MIGNOLET, HEUSDEN, GABRIEL, BECHET Hubert, DEMOITIE, , LAPAILLE sera remplacé en cours d'exercice par LEGRSOCOLLARD.
Elections d'octobre 1938
Sont élus conseillers : SEVRIN, DENOEL, DEMOITIE, JEANJOT, MIGNOLET, BECHET, GABRIEL, LEGROSCOLLARD et GOSSET.
SEVRIN restera bourgmestre, DENOEL et DEMOITIE échevins.
DEMOITIE Alphonse avait été élu échevin en remplacement de LAPAILLE. Réélu en 1938. Fin octobre 1940, il démissionne de toutes ses fonctions. Il les reprendra à la libération, jusqu'au 31/12/1946.
Pendant la guerre 40/45
le 10 mai 1940, DENOEL, LEGROSCOLLARD et JEANJOT quittent la commune. DEMOITIE remplace SEVRIN malade.
02/10/1940 : GABRIEL, échevin ff. est nommé échevin le 20/08/1943 par un arrêté du Secrétaire général à l'Intérieur. BECHET est échevin.
Fin octobre 1940, DEMOITIE démissionnant de toutes ses fonctions, il est remplacé le 18/11/1940 par GOSSET Hubert comme échevin et va présider le Conseil. Nous apprenons que le Conseil saisit cette occasion pour réclamer des Autorités supérieures la réintégration de SEVRIN dans ses fonctions de bourgmestre titulaire, rien ne justifiant la suspension dont il est l'objet.
A la libération
Reprennent place au Conseil communal le 12 septembre 1944 : DENOEL Odon, qui fait les fonctions de bourgmestre, DEMOITIE, échevin, JEANJOT, échevin ff. GABRIEL, LEGROSCOLLARD et BECHET.
Le Conseil rend hommage à SEVRIN et GOSSET, tous deux décédés.
Elections du 24 novembre 1946
Sont réélus conseillers : DENOEL Odon et JEANJOT Alphonse. Nouveaux élus : Floréal SEVRIN, épouse FLAGOTHIER; Félix THOMAS, Eugène WEGNEZ, Amour LERUSSE, Florent ADAM, Jean KARABIN et Lucien DIEUDONNE.
En mars 1948, Jean KARABIN ayant quitté Poulseur, installation de son suppléant Robert VEROUGSTRAET. Ce dernier décède en mai 48 et J.DELFOSSE devient conseiller le 03/06/1948.
Echevins :
11/01/1947 - 07/02/1947 : Floréal SEVRIN, élue 1re échevine.
11/01/1947 - 01/02/1956 : Félix THOMAS, 2e échevin. Réélu en 1953, il devient 1er échevin, élu bourgmestre en février 1956.
01/02/1947 - 31/12/1952 : Odon DENOEL remplace comme échevin Floréal SEVRIN, nommée bourgmestre.
Elections du 12 octobre 1952
10/01/1953 - 31/12/1958 : Alphonse JEANJOT.
04/03/1956 - 31/12/1958 : Edmond RULE.
Elections de 12 octobre 1958
Sont élus : THOMAS, JEANJOT, RULE, DADOUMONT, HAYART, NAVEAU, CLARENNE; DOTHEE et GABRIEL. DADOUMONT Albert et HAYART Florent deviennent échevins. JEANJOT décède le 22/08/1960, il sera remplacé comme conseiller par GRIGNARD Marcel.
Echevins :
16/01/1959 - 18/10/1968 : Albert DADOUMONT. Réélu en 1964.Démission en 1968.
16/01/1959 - juin 1960 Forent HAYART (décès).
15/06/1960 - 31/12/1964 : Edouard RULE
Elections du 11 octobre 1964
Sont élus pour les socialistes : THOMAS Félix, DADOUMONT Albert, RULE Edouard, NAVEAU Henri, ROMAIN Gaston. Pour l'opposition : RENAVILLE Georges, CHEVREMONT Fernand, MORMONT Léon et GABRIEL Marcel. THOMAS reste bourgmestre, DADOUMONT et NAVEAU sont élus échevins.
Echevins :
19/01/1965 - 24/04/1970 : Henri NAVEAU devient bourgmestre.
18/10/1968 - 31/12/1970 : Edouard RULE suite à la démission de Dadoumont.
12/06/1970 - 31/12/1970 : Gaston ROMAIN.
Elections du 11 octobre 1970
Sont élus conseillers : Henri NAVEAU, Roger DENOEL, Odette CONSTANT, Désiré WEGNEZ, René TRIPLOT, André GOSSET, Georges REMACLE, Fernand CHEVREMONT, Marcel GABRIEL, Henri NAVEAU restera bourgmestre. Roger DENOEL étant "juge social" à la Cour du Travail, il doit, par incompatibilité, céder son mandat de conseiller à THONON Albert.
Le 22 novembre 1974, démission de GABRIEL Marcel, conseiller communiste depuis les élections de 1938. Il sera remplacé par EHLEN Emile.
15/01/1971 - 31/12/1976 : Odette CONSTANT, épouse ARTUS
05/01/1971 - 31/12/1976 : René TRIPLOT.
Les élections du 10 octobre 1976
Seront les premières de la nouvelle entité. Seront élus pour Poulseur: NAVEAU Henri et PIERRARD Alfred qui deviendront échevins, ainsi que CHEVREMONT Fernand et ARTUS Odette. Celle-ci va se désister en faveur de WEGNEZ Désiré.
Les secrétaires communaux
29/11/1911 - 1932 : MARECHAL Dieudonné, né à Comblain-Fairon, le 19/02/1868.
1932 - 1954 : FOSSION Paul, démission avec départ immédiat le 11/01/1954.
1954 - 1976 : FONTENELLE Edouard (01/08/1954); De plus, le 1er janvier 1960, secrétaire de la C.A.P. en remplacement de LERUSE Jules.
A la fusion des communes. Edouard FONTENELLE sera officiellement nommé s/chef de bureau. Secrétaire communal honoraire, il sera le premier secrétaire général du C.P.A.S. de la nouvelle entité. Prendra sa retraite le 01/01/1984 (né le 18/07/1923).
Les receveurs
Est choisi en juillet 1908, parmi 6 candidats : NIHON Isidore.
31/01/1935 : Démission de NIHON Isidore. Le secrétaire communal "régional" assure l'intérim.
06/08/1940 VINCENT Karl fonctionne comme receveur. C'est désormais un receveur régional.
La police communale
Nous avons vu que, depuis 1911, RASKIN Jules était le garde champêtre. Le 01/08/1945 : BRISCO Joseph, né le 13/07/1907 est nommé garde champêtre auxiliaire. 15/02/1947, démission de RASKIN Jules. 01/07/1947 : BRISCO comme garde champêtre en titre.
30/10/1948 : Poulseur demande au gouverneur que son garde champêtre puisse exercer ses attributions, à titre d'auxiliaire, sur les territoires de Comblain-au-Pont, Anthisnes, Hody, Villers-aux-Tous, Sprimont et Esneux. Emet un avis favorable sur la réciprocité.
Toutefois, les interventions seraient limitées :
a) a la poursuite d'un délinquant qui a commis un délit dans la commune d'origine.
b) à la constatation des infractions commises sur le territoire voisin dans la zone visuelle quand il se trouve à la limite de sa commune, et à la condition que les infractions soient de nature à porter atteinte à la liberté individuelle, à la sécurité ou aux bonnes moeurs.
04/01/1965 : décès du garde champêtre BRISCO Joseph.
29/03/1966 : HENROTIN Albert présenté comme garde champêtre. Il sera nommé en 1977 pour la nouvelle entité.
La vieille chapelle
Poulseur relèvera dès son origine de l'église de Comblain-au-Pont qui était " église mère complète". On sait qu'à Poulseur (bas), un oratoire (capella) fut consacré à saint Servais, le 11 septembre 1090, par l'évêque de Liège, Henri de VERUN (1075 - 1092). C'est le premier document citant la localité de Poulseur.
Le fait que cette chapelle ait été consacrée à saint Servais témoigne de son ancienneté. Saint Servais (335 - 384), évêque de Maastricht et de Tongres, est notre premier évêque dont l'existence historique soit certaine.
Curieusement, en 1090, Poulseur s'y écrit comme maintenant, alors que nous trouvons Posseur en 1444 et dans un pouillé de 1558 : capella de Poussere sous Comblen.
Comme l'écrit pertinemment E. Detaille (Eco 1969/58) on ne sait rien sur les premiers temps de cette chapelle, hormis la date de sa consécration. Il faut attendre le 13/09/1510 pour qu'on en reparle. L'évêque Erard de la Marck autorise Gérard de Poulseur (fils de Gilles de Soheit, seigneur de Poulseur) à ériger un autel sous l'invocation de la Sainte Trinité. E. Detaille supposait que la vétusté de la chapelle et la nécessité d'un agrandissement avaient motivé l'intervention du chanoine.
Des renseignements fournis par l'ancien curé SUNTJENS, la capelle, telle que reconstruite en 1510, comportait une tour en pierres brutes de grès. Menaçant à nouveau ruine, elle sera restaurée en 1645, puis en 1761.
L'église actuelle
La construction de l'église actuelle date de 1844. Son desservant était vicaire de Comblain.
Durant les dix années ayant suivi la révolution française, la situation est assez confuse. Selon une délibération du Conseil municipal du 9 août 1805, il est question d'un desservant, qui serait le curé de Nandrin, auquel le Conseil refuse une augmentation du traitement, la commune étant elle-même sans ressources suffisantes. De même, elle ne peut envisager la nomination d'un vicaire pour assister le dit desservant et ce, malgré une visite faite, en personne, par l'évêque de Liège.
En fait, le régime français, dès son installation dans nos régions, avait fait coïncider le territoire d'une paroisse avec celle du canton. Les anciennes paroisses étaient devenues des mini- paroisses appelées "succursales". C'est ainsi que la chapelle de Poulseur relève de Comblain-au-Pont, qui est elle-même la 11e succursale de la paroisse de Nandrin.
Par contre, le Conseil prend en considération les observations du conseiller BURTON, sur la nécessité d'ériger à Poulseur une chapelle auxiliaire, tant pour ce hameau que pour Sart et Embiérir, ce qui laisserait supposer que la vieille chapelle était fermée depuis la révolution.
Le traitement du chapelain, en 1805, était fixé par l'Etat à 400 frs l'an. Or, le Conseil communal, section de Poulseur, déclarant ne pouvoir disposer que d'une somme de 100 frs, produit de la location de deux prairies communales, estima qu'il y avait lieu de trouver la somme de 300 frs dans des oblations volontaires à solliciter de la générosité des habitants. Et le texte de rappeler qu'il existe à Poulseur une chapelle en assez bon état, avec un cimetière, ainsi qu'une maison avec jardin y attenant, le tout appartenant aux habitants du dit Poulseur (sic). D'ajouter que cette chapelle a été desservie depuis un temps immémorial par un vicaire soumis à la succursale de Comblain-au-Pont.
De plus, le Conseil demandait que le futur vicaire relève à l'avenir de la paroisse de Hody, ainsi que l'exige le Concordat !
Le Conseil municipal reviendra sur la question en décembre 1807, réclamant à nouveau la création d'une chapelle auxiliaire et indépendante, formant une circonscription avec Sart, Embiérir et le bois d'Alleux.
A ce jour, j'ignore qui fut desservant durant toute cette période. En 1829, le vicaire NOKIN Joseph-Thomas devient desservant. Il sera le premier curé, le 11/07/1842.
En mars 1839, la Fabrique d'église de Poulseur réclame la construction d'une succursale capable d'accueillir tous les fidèles. Elle rappelle que les églises voisines sont éloignées d'une "forte" lieue, que la chapelle Saint-Servais date de 1090, que les carrières de Montfort, occupant plus de 200 ouvriers, joignent presque la chapelle, que l'évêché ne semble pas avoir vu le chiffre naturel de la population de Poulseur, parce que les montagnes et rochers escarpés qui entourent le village ne donnent pas d'accès aux carrosses épiscopaux ! (sic).
Dès septembre 1841, le Conseil communal estimait nécessaire la construction d'un nouvel édifice, "considérant que l'église de Poulseur (lisez : chapelle) est dans un état de vétusté qui menace ruine. Considérant les réparations impossibles, les dimensions trop peu spacieuses, eu égard à l'importance de de la population ... (Conseil du 05/09/1841)".
Malheureusement, le devis pour une nouvelle construction s'élève à 12.952 frs 41 et les revenus de la Fabrique d'église sont annuellement, de 189 frs ! la commune elle-même ne saurait supporter la dépense, les revenus annuels pour les sections Poulseur et Sart étant inférieurs à mille frs. Aussi la commune "supplie" (sic) les autorités supérieures de lui allouer un subside de 7.053 frs.
Le 1er décembre 1843, le Conseil adresse une nouvelle supplique aux Autorités supérieures pour l'obtention d'un subside, limité cette fois à 5600 frs. Néanmoins, les choses avancent car le 21 mai 1844, le Conseil communal désigne comme architecte François-Joseph COLIN de Fairon et Jean-Joseph COLIN de Poulseur comme maître-maçon. L'église sera bâtie en 1844/45. Finalement, la fabrique interviendra pour 1.080 frs, la commune pour 4.300 frs, la province 2.800 frs, l'état 2.800 frs et les habitants pour 1.718frs50. Total : 12.698 frs.
Cette nouvelle église, construite en 1844, sera consacrée le 9 juin 1857 seulement, par l'évêque Théodore-Alexis de Montpellier.
12 avril 1887. Approbation de la donation faite par l'ancien curé Louis DUFAYS, d'une somme de 1.000 frs, à la condition de maintenir allumée, jour et nuit, la lampe en l'honneur du Saint-Sacrement dans l'église Poulseur (acte notarié du 14/03/1887).
L'église sera restaurée et peinte intérieurement en 1889.
En octobre 1891, le placement d'une horloge à l'église est envisagé. Le curé paierait l'horloge et la commune supporterait le coût du placement. Ce projet resta sans suite.
1905 : Mme de LHONEUX accorde gratuitement à la Fabrique d'église une parcelle de terrain en vue de l'agrandissement de l'église et le Conseil communal approuve les plans d'agrandissement;
1907 : A l'occasion d'une remise à neuf, en 1907, l'ancien patronage de Saint-Servais sera abandonné pour une raison ignorée et remplacé par celui du Sacré-Coeur de Jésus.
Le 7 mars 1908, le conseiller socialiste DENOEL reproche à l'instituteur DORMAL (par ailleurs secrétaire communal) d'avoir, à l'occasion de la St Nicolas, distribué des livres de prières aux élèves. L'instituteur rétorque que la distribution s'est faite après les heures de cours et limitée aux élèves qui suivent le cours de religion.
Nous avons vu plus avant, en parlant des bourgmestres, combien le climat politique fut malsain durant les années précédant la guerre de 14/18. Il se manifestait à toutes occasions.
Ainsi à deux reprises (en 1912 et 1913) le Conseil, par 3 voix contre une, refusera, sans raisons, d'approuver les comptes de la Fabrique d'église, uniquement "par principe, les conseillers étant hostiles à tout budget et compte fabricien" (réponse au gouverneur, le 26/07/1913).
Le presbytère
On ne sait pas grand-chose du premier presbytère. Il existait, près de l'église, une maison avec jardin attenant.
Le 23 mars 1836, le Conseil communal, considérant qu'il était indispensable d'établir un four à pain à la maison vicariale, vote les frais de réparation, soit 395 frs. Cette somme sera prélevée sur la recette d'une coupe bois communaux.
La remise en état de tout l'immeuble s'avérant trop coûteuse, une nouvelle construction est envisagée.
En août 1857, la commune est enfin en possession d'un terrain (actuelle place Puissant n°12) pour y construire la nouvelle maison presbytérale, mais elle doit encore trouver l'argent pour la construction. La vente de 35 chênes pour la somme de 871 frs sera réservée à cette fin.
Le 25 février 1860, le Conseil communal fait ses comptes : les souscriptions volontaires ont rapporté 1.039 frs, la vente d'immeubles 4.600, la vente de bois 1.700 frs, soit 7.339 frs. Il reste à trouver 861 frs. De plus, il faudra encore 700 frs pour construire un four à pain et son fournil, déclarés "objets d'une indispensable nécessité".
Le 30 avril 1860, la commune vend, par manque de ressources, l'ancienne maison presbytérale et le pré y attenant à un sieur MOTTARD. L'acheteur devra céder à la commune une partie du pré pour créer un chemin de 33m de longueur sur 10m de largeur, menant à l'Ourthe.
Le 11 octobre 1860, le presbytère étant achevé, la commune demande qu'un architecte de la Province soit désigné pour visiter l'état de la solidité de la construction !
Les cloches
Les deux cloches de la chapelle de Poulseur sont fracturées depuis longtemps déclare-t-on au Conseil communal du 05/01/1832. Elles ont été envoyées à Liège, chez Gaulard, pour y être refondues. Le travail coute 208 frs 11 et la collecte n'a rapporté que 139 frs 25. Comme "la chapelle appartient au village" et qu'elle n'a aucun revenu, le Conseil décide de supporter les 68 frs 86 restant à payer.
A noter que c'est la première fois, dans un texte administratif depuis la fin du régime hollandais, qu'une somme est exprimée en francs et non plus en florins. La conversion s'effectue sur base de 2 frs11 pour 1 florin hollandais.
L'église actuelle comporte deux cloches. Une petite, provenant de la chapelle et fondue en 1830, chez Gaulard, comme dit plus avant, une grosse cloche, pesant 750 kg, fondue à Tellin en 1887.
Elle sera renouvelée en 1932.
Liste des curés
1842 : Poulseur se détache de Comblain en tant que paroisse, par arrêté royal du 11/07/1842, et par mandement épiscopal du 27/12/1842. Les dépendances de Poulseur sont alors : Embiérir, Les Crétalles, Mont Levâ, fond du Sart, Sart, Neuve cense, Trou du Bois, Maret, Reinardstein, Champay, Les Grosses Roches, Ry d'Oneux, Cour de la Demoiselle, Trou Bottet.
1844 : La chapelle est remplacée par une nouvelle église. La décision de construire un presbytère est prise en 1853 : il sera construit en 1860.
11/07/1842 : NOKIN Joseph-Thomas, vicaire depuis 1829, il prend sa retraite en octobre 1857 et quitte Poulseur pour Abolens.
1857 : DUFAYS Louis, reste en fonction jusqu'à l'âge de 83 ans ! (01/04/1886) Décès 28/04/1889
1886 : DECLERCX d'AIGREMONT Arthur
1904 : DUBOIS Edouard-Joseph
1909 : CORDONNIER Léonard
1924 : SUNTJENS Paul
1927 : LELOTTE Henri
1931 : HENRION Emile
1933 : GOBLET Arsène, du 7 avril au 16 octobre
1933 : STERNKENDRIES Alfred
1939 : GATHY Arthur
1949 : BEBRNONNE Joseph
1952 : MATHYS Joseph
1961 : MILIS Georges
1967 : TROISFONTAINES Olivier
1978 : LEPIECE Albert, franciscain
1982 : STILHARD Francis, franciscain
1984 : DEMEZ Lambert, lequel dessert en plus Vien et Anthisnes
1995 : COLLIGNON Jean-Marie, curé de Chanxhe
1907 : L'ancien patronage de saint Servais est remplacé par celui du Sacré-Coeur-de Jésus.
Cimetières
a) Cimetière païen (franc) : en plein champ sur la montagne du château (Eco 1973/13)
b) Celui de Comblain, à Saint-Aubin dans un premier temps, avant que n'existe une chapelle.
c) Autour de la chapelle, devenue l'église actuelle, et qui existait déjà en 1090. Il sera désaffecté par décision du Conseil communal en date du 17/03/1960. "Attendu qu'à l'ouverture du cimetière actuel, il avait été omis de prendre position au sujet de l'ancienne nécropole. Attendu que l'ancien cimetière, situé au centre du village, n'est plus d'aucune utilité publique, le Conseil communal à l'unanimité décide la fermeture du cimetière en vue d'entamer la procédure de désaffection".
Dès l'approbation par la Députation permanente, le 27/01/1964, l'ancien champ de repos sera transformé en petit parc public.
d) Actuel, lieu-dit "al coquinerêye" depuis 1877. Mis pour "al cokènerêye" (aussi Coquinerie). Vient de "coquin", un mendiant, un gueux. Terme construit sur "coque", la coquille de St Jacques portée par les pèlerins se rendant à Compostelle ici, au sens péjoratif, désigne le "faux" pèlerin. On trouve "coquinerie" dès le XIIIe siècle.
La concession BURTON
En 1854, la veuve de l'ancien bourgmestre Jean-Lambert BURTON fils, né SIOR, sollicitait, auprès de la Fabrique d'église, une concession de 16m² dans le cimetière jouxtant l'église pour y élever un monument à la mémoire de son mari.
Trois fabriciens dont le curé NOKIN, élevèrent au nom de la Fabrique, des objections sur la grandeur de l'emplacement sollicité, le peu de place disponible, etc... L'affaire vint devant le Conseil communal le 20 novembre 1954.
Le Conseil allait réfuter tous les arguments évoqués par la Fabrique et ce, avec une telle minutie dans l'argumentation, que la délibération remplit trois pages entières du grand registre.
La concession fut accordée et le Conseil rappelant que, depuis l'agrandissement du cimetière, la commune était copropriétaire du fonds, décida d'accepter les 200 frs offerts par la veuve soit 50 frs pour la commune et 150 frs pour la Fabrique !
Une telle polémique à propos d'une concession peut surprendre. La révocation, l'année précédente par le Conseil communal, du curé NOKIN, en tant qu'instituteur, permet de supposer que ce n'était pas "l'entente cordiale" entre les partisans de l'ancien bourgmestre et ceux du curé.
Il est vrai que notre curé avait dû batailler durant des années pour obtenir du Conseil le supplément de traitement d'instituteur que la loi mettait à charge de la commune. Qu'il avait tenu école sans disposer d'un local, pendant près de 25 ans, et quasi sans rémunération. Que pouvait-il, en effet, espérer d'une contribution volontaire des parents, tous ouvriers dans les carrières ou journaliers dans les fermes.
Enfin, rappelons-nous qu'à cette époque, seules deux familles se partageaient la gestion politique belge, les libéraux et les catholiques. Et c'est souvent l'opposition entre les deux clans. Il faudra encore attendre 30 années, soit les 5 et 6 avril 1886 pour assister à la création à Bruxelles du P.O.B. (parti ouvrier belge), qui deviendra plus tard le pari socialiste sous la direction d'Emile VANDERVELDE et Jules DESTEXHE, amenant une redistribution des influences sur l'échiquier politique.
En janvier 1889, la concession "à perpétuité" est accordée au prix de 25 frs le m², soit 15 frs pour la commune, plus 10 frs au bénéfice du bureau de bienfaisance. Cette décision semble mal accueillie car, le 15 mai 1890, l'administration doit menacer de démolir, dans les trois mois, les monuments de ceux qui s'obstinent (sic) à ne pas payer le prix des concessions accordées.
13/12/1892 : DADOUMONT Isidore est nommé fossoyeur pour le "nouveau" cimetière. Le Conseil, à la même date, arrête le cahier des charges. Prix d'une fosse : 6 frs pour les grandes, 4 frs pour les petites et 2 frs pour un enfant.
Le 22 février 1899 : la désaffection de l'ancien cimetière est envisagée. En 1901, cette décision est ajournée jusqu'en 1907 pour des raisons non précisées. Il sera toutefois planté quelques arbres d'ombrage.
08/10/1904 : LARUELLE Victor , nommé fossoyeur en remplacement de DADOUMONT décédé. Un an plus tar, il démissionne.
Règlement général sur la police du cimetière (17/09/1913, complété le 17/01/1914).
18/07/1914 : La commune adopte le projet de la construction d'une morgue.
06/04/1920 : FOHN est fossoyeur.
1940 : Décision de construire un mur de clôture ainsi qu'une morgue.
01/01/1958 : Les cantonniers-fontainiers LOUIS Armand et JOIE Louis deviennent aussi fossoyeurs. Démissions de LOUIS le 31/12/1958.
30/12/1954 : Etant donné que le corbillard de la commune se démode et, de ce fait, ne répond plus aux exigences actuelles, il est fait appel au privé pour assurer les transports funèbres. Le premier adjudicataire sera KINET Léon, d'Esneux, au prix de 350 frs par transport.
L'enseignement communal
Période 1794/1830
L'enseignement communal n'existait pas . On peut supposer que, selon la tradition, dès qu'il a existé une chapelle, son desservant a tenu école. Nous ignorons dans quelles conditions.
Dès le régime français, le décret du 30/12/1809 a imposé au vicaire de tenir continuellement école.
Une lettre du maire au Conseil communal, datée du 13/11/1817, dit qu'il existe un "prêtre-instituteur" attaché à l'église de Poulseur. Le maire poursuit : "Ce prêtre, salarié par contributions "volontaires" des parents, a fini par être mal payé (sic) et a cessé de tenir école depuis 1 an. Poulseur et Sart n'ont pas trouvé d'instituteur-prêtre, ou autre, pour le remplacer". Et le maire de conclure : "ils (les parents) n'en seront à nouveau pourvus qu'en payant un salaire de 236 florins25. Le Conseil décide que cette somme soit, pour moitié, prélevée sur les revenus des biens communaux cultivé et d'affouage et, pour l'autre moitié, sur la contribution mobilière, portes et fenêtres et sur les patentes".
Pour Hody, une délibération de 1828 révèle que des enfants reçoivent "depuis longtemps" l'instruction scolaire auprès du curé d'Anthisnes. A la demande de l'inspecteur cantonal, une indemnité de 10 florins sera allouée au curé pour les enfants "indigènes" de Hody.
Période 1830/1884 (Hody/Poulseur)
23/09/18942 : Première loi organique sur l'instruction primaire.
Le 17 juillet 1843, en application de la loi, le Conseil communal délibère sur l'organisation de l'enseignement primaire dans la commune. Ses attendus décrivent bien la situation de l'époque.
"Attendu que la commune (Hody/Poulseur/Sart) ne possède pas d'école primaire et que, jusqu'à présent, elle n'a pas les moyens d'en établir une. Considérant qu'il existe dans les sections de Hody et de Poulseur, dont les intérêts distincts sont réglés par des budgets séparés, deux écoles privées dans lesquelles les enfants pauvres peuvent être placés et recevoir l'instruction? Attendu qu'au terme de la loi (23/09/1842) la commune doit être autorisée pour adopter, dans la localité même, une plusieurs écoles privées, dans lesquelles l'instruction est donnée, tant à ses frais qu'à ceux du bureau de bienfaisance, lequel accorde la somme de 10 frs pour l'achat de livres à la section de Hody. Le Conseil estime que la commune doit demander l'autorisation d'adopter les deux écoles privées établies l'une à Hody (tenue par l'instituteur SIMONIS), l'autre à Poulseur (instituteur NOKIN, par ailleurs curé); d'accorder à chacun de ces instituteurs une rétribution de 6 frs par tête et par an".
En séance du 17 octobre 1844, le Conseil fixe à 28 le nombre des enfants qui recevront gratuitement l'instruction scolaire durant l'année 1844/45 : pour Hody, 5 garçons et 5 filles et pour Poulseur : 12 garçons et 6 filles. La commune reçoit de l'état un subside de 304 frs 68 pour l'année 1845.
35 enfants sont reconnus indigents en 1846, soit pour Hody : 9 garçons et 5 filles; Pour Poulseur :13 garçons et 8 filles. Dès cette époque, le nombre d'enfants en âge de scolarité ne cesse d'augmenter.
Le 30/12/1853, le Conseil communal considère qu'il est indispensable de procurer une maison et une salle d'école à la section de Poulseur, ainsi qu'il a été fait à Hody.
Le 12 avril 1862, rappelant ses délibérations antérieures relatives à la nécessité de construire un bâtiment d'école à Poulseur, le Conseil communal déclare qu'il possède la moitié de la somme (qui est, selon le devis, de 5.014 frs) pour la salle de classe, qu'il faut encore y ajouter le logement du maître, évalué à 9.359 frs. Qu'en attendant, l'instituteur continuera à percevoir l'indemnité de logement dont il jouit actuellement. L'adjudication du logement aura lieu chez le notaire DIMBOURG de Comblain, le 28/04/1864, pour la somme de 10.450 frs. Les bâtiments scolaires seront finalement construits et donneront leur nom "rue des Ecoles" à la grand-route.
Les instituteurs
1843 : NOKIN, vicaire. Il sera révoqué, comme instituteur, par le Conseil communal le 08/12/1853, du fait que, l'année écoulée, il a complètement négligé son école.
22/02/1854 : Nommé pour l'école de Poulseur, HALLEUX Joseph, d'Esneux. Il est le premier instituteur diplômé (école normale adoptée de St-Roch). Il quitte pour Rotheux-Rimière en 1857.
03/11/1857 : Nomination de MONARD Célestin, de Tavier. Départ en juillet 1859.
01/07/1859 : Nomination de SERVAIS Charles-Joseph. Il quitte dès septembre, nommé à Vaux-sous-Chèvremont.
23/09/1859 : nomination de DORMAL Melchior, de Fumal.
Le Conseil communal délibère, en suite de la circulaire du gouverneur du 03/09/1862, sur le traitement des instituteurs et de leurs émoluments. Pour Hody (3e catégorie) le sieur TILMAN percevra 850 frs/an. Pour Poulseur (2e catégorie) le sieur DORMAL recevra : traitement 344 frs/an plus subvention pour 41 élèves pauvres : 246 frs, plus la rétribution des 30 élèves solvables : 360 frs - total : 950 frs/an.
25/09/1864 : Démission de DORMAL. Il est remplacé par MEUREAU Gaspard, sous-instituteur à Couthuin.
08/09/1867 Révocation de MEUREAU.
24/10/1867 : Nomination d'un sieur MILZ Hubert-Joseph de Bombaye.
1879 : nomination de DORMAL Richard-Joseph.
Ecoles communales de Poulseur et Sart dès 1884
20 septembre 1884 : loi organique sur l'instruction publique.
Le 7 août 1885 : avant la rentrée scolaire, le Conseil communal recense 75 élèves à l'école des garçons et 65 élèves chez les filles.
Fin octobre 1885, le Conseil constate qu'il y a seulement 63 élèves "solvables" sur les 140 inscrits, soit 38 garçons et 25 filles. Les parents seront invités à payer 1fr par élève et par mois, pour combler le déficit du budget.
Il sera alloué un traitement de 660 frs pour l'instituteur et pour l'institutrice. Leurs noms ne seront pas cités.
Il existe également une école pour adultes. En fin d'année scolaire, il est prévu un concours; les lauréats recevront un livret d'épargne d'un montant de 30 frs ou de 2 frs.
Horaires en 1886
Les classes primaires durent 3 heures le matin, de 8h30 à 11h30 et 2 heures et demie l'après-midi, soit de 13h30 à 16h. Une récréation de 20 à 30 minutes est accordée vers le milieu de chaque séance. L'instruction de la religion se donne à la fin de la classe de l'après-midi.
Les jours de congés sont le dimanche, le mercredi et le samedi après-midi, le jour de la Toussaint, le 15 novembre, Noël et le lendemain, l'Ascension, le lundi de la Pentecôte, les jours de conférence cantonales soit le 25 juillet et le 4 décembre.
Les vacances e Pâques se prennent du Vendredi-Saint au 1er mardi de Pâques. Les vacances d'été, du 15 août au 1er octobre.
1879 : DORMAL Richard, à la fois instituteur des garçons et secrétaire communal dès 1885.
27/11/1887 : Démission pour raison de santé de Madame COLLETTE-BARE, institutrice nommée en (?)
27/11/1887 : Désignation de SALMON Marie, née à Ougrée le 21/04/1866, diplômée de l'école normale de Liège.
A cette époque, la population scolaire de Poulseur/Sart est la suivante : Garçons : 75, soit 38 indigents et 37 dits solvables. Filles : 64, soit 30 indigentes et 34 solvables. En octobre 1902, on constate que la population scolaire a augmenté mais aussi le nombre d'enfants recevant l'instruction gratuite : 76 garçons et 84 filles.
15 mai 1893 : le Conseil communal délibère sur "l'écolage des élèves étrangers" à Poulseur. Il décide que les élèves de communes voisines ne seront plus admis dans ses classes à Poulseur, notamment les filles de Chanxhe-Sprimont, où il existe instituteur et maîtresse de couture. Il sera fait exception pour ceux de Fond-du-Sart (Comblain) et de la Gombe qui ne jouissent d'aucun de ces avantages.
Le 15/01/1894, l'instituteur DORMAL Richard, se voit décerné la croix civique de 1ère classe pour acte de courage. Il a pu arrêter un cheval emporté, courant à l'encontre de ses élèves.
Loi du 12 septembre 1895 qui accorde aux enseignants des augmentations quadriennales.
DORMAL, instituteur depuis 19 ans, dont 16 à Poulseur, et qui, ce jour, n'a perçu aucune augmentation, percevra, à partir du 01/01/1896, un traitement annuel de 1510 frs. Salmon Marie percevra 1300 frs.
En 1898, la distribution des prix a lieu le 13 août, à 10 heures pour les garçons et à 11 heures pour les filles.
13/10/1900 : L'institutrice, Melle SALMON, réclame des réparations urgentes au bâtiment scolaire. Elle devra attendre 2 années avant que Joseph LALLEMAND, de Comblain-au-Pont, soit désigné pour effectuer les travaux de maçonnerie et de peinture nécessaires (154 frs).
1903 : Relèvement des traitements. 1800 frs pour M. DORMAL et 1600 frs pour Melle SALMON.
Conseil communal du 27/02/1904 : il est décidé, suite aux plaintes des parents, de ne plus admettre des élèves étrangers à la commune.
A la rentrée scolaire d'octobre 1905, Melle SALMON fait part au Conseil de ses problèmes domestiques : "le bac et la pelle à charbon sont hors d'usage, les serrures (des portes) ne marchent pas, la grille d'entrée est à réparer, plusieurs vitres des fenêtres sont à remplacer et à blanchir (en l'absence de rideaux), les seuils de l'habitation et des latrines sont fendus..."
21 janvier 1906 : Les écoles sont fermées suite à une épidémie de fièvre typhoïde. Réouverture le 22 février.
30 décembre 1907 : l'inspecteur scolaire informe le Conseil communal qu'il estime absolument indispensable de créer une école ou une classe mixte supplémentaire car la population des deux écoles actuelles dépasse le maximum toléré et la situation ne sera pas passagère, vu que la commune se développe, De fait, l'instituteur doit, seul, enseigner à plus de 90 garçons répartis dans les 6 années primaires, l'institutrice est dans la même situation.
Année scolaire 1904/1905 instruction gratuite à 74 garçons et 71 filles. Pour l'année scolaire 1908/1909, l'instruction gratuite est donnée à 99 garçons et 87 filles. En 1910 : 106 garçons et 90 filles; enfin en 1910/1911 : 112 garçons et 93 filles !
Dès le 20 janvier 1908, le Conseil décide la construction d'une école mixte à Sart. Sollicité, M. LELIEVRE propose de céder gratuitement une parcelle de terrain. Le 28 août, Le Conseil accepte le terrain situé en face de la maison GOSSET. En novembre, voulant aussi construire une classe mixte supplémentaire à Poulseur-centre, il décide de réduire les frais à Sart, en limitant le logement prévu pour l'instituteur à 2 places de 4x4m et une cuisine de 4x2,5m.
1908 : Les conseillers socialistes proposent, à nouveau, que congé soit donné dans les écoles pour la journée du 1er mai, ainsi qu'en décembre, le jour de la Ste-Barbe des carriers. La proposition est rejetée. Même chose en 1909.
26/08/1908 : Démission de DORMAL Richard-Joseph, après 30 ans de carrière à Poulseur. Lui succède DORMAL Firmin-Alexandre, âgé de 20 ans (né à Poulseur le 12 avril 1888) et qui vient d'être diplômé de l'école normale de St-Roch.
Le 22 janvier 1910, le Conseil communal décide :
1° d'établir une classe mixte provisoire pour le degré inférieur dans le bureau du secrétaire communal.
2° De nommer, pour cette classe, une sous-institutrice qui entrera en fonction le 1er mars.
3° de construire une classe mixte en annexe de l'école des filles, dans une prairie, propriété de Mme LHONNEUX. Les deux classes seront séparées par un vestiaire couvert de 3m de largeur. (Celle-ci acceptera de céder gratuitement le terrain souhaité).
4° De poursuivre, en même temps, la construction de l'école de Sart, mais en réduisant les dépenses prévues de 32.600 frs à 22.000 frs. 16/02/1910 : est choisie parmi 14 candidates comme sous-institutrice : HELIN Eugénie, née à Harzé le 18/09/1888, diplômée de l'école normale de Liège. Dès sa prise de fonction, Mme HELIN a la faveur des élèves, au point que, dans sa classe qui se tient dans le bureau du secrétariat et est prévue pour 20 élèves (4x6m), s'entassent plus de 50 fillettes alors que des bancs sont libres chez Melle SALMON ! Le Conseil doit intervenir.
Pour la première fois, le 12/11/1912, le Conseil parvient, par 5 voix contre 2, à décider que les élèves auront congé à l'occasion de la fête du 1er mai 1913.
07/09/1912 : Xavier LELIEVRE ayant fait don d'une somme de 1.100 frs pour l'achèvement de l'école de Sart, le Conseil décide de faire placer au-dessus de la porte d'entrée de l'école, une pierre commémorative : "A Mr Xavier Lelièvre, la commune de Poulseur reconnaissante"
28/09/1912 : Nomination du premier instituteur à Sart, il s'agit de FOCCROULLE Roger, né à Esneux le 19/08/1892. Il est diplômé de l'école normale de Verviers. L'école n'ouvrira qu'en mars 1913.
En septembre, il sera également professeur pour les cours d'adultes à Sart.
Sur proposition de l'échevin de l'instruction publique, Alfred SEVRIN, le Conseil communal décide, le 3 juillet 1913, que la distribution des prix aux élèves des degrés moyens et supérieur sera remplacée par une excursion scolaire au barrage de La Gileppe.
11/04/1914 : DAVID Marie-Thérèse, épouse PONCIN, nommée maîtresse de couture à Sart.
30 mai 1915 : Décès de la sous-institutrice Melle Eugénie HELIN. Elle sera remplacée, le 27 juin par Melle Eva-Sophie BOURGUIGNON, née à Amay le 22/11/1893 et diplômée de l'école normale d'Arlon.
Septembre 1915 : Melle SALMON est citée pour la première fois comme institutrice en chef. A cette occasion, le Conseil accepte le placement de l'éclairage électrique à l'école des filles.
02/11/1915 : Réouverture des cours dans les écoles d'adultes à Poulseur et à Sart. Pour résoudre le problème de l'éclairage des classes, la Collège va demander du pétrole aux autorités allemandes. En cas de refus, on envisagera de s'éclairer "au carbure".
Toujours pour des raisons d'éclairage, du 15 novembre 1915 au 15 février 1916, les cours se termineront dans les classes primaires à 15h30 au lieu de 16h. Les vacances d'été sont prévues du dernier samedi d'août 1916 au 1er lundi d'octobre.
24/09/1916 : Nouveau règlement sur l'organisation médicale scolaire gratuite dans les écoles primaires et gardiennes. Marcel DEHAN est confirmé, pour une durée de 5 ans, comme médecin inspecteur de la commune.
05/11/1916 : Roger FOCCROULLE (Sart) est cité comme instituteur en chef.
Dans son rapport de décembre 1917, le médecin scolaire Marcel DEHAN informe le Conseil communal que le nombre d'enfants débiles est plus considérable qu'il ne s'y attendait. Le Conseil décide immédiatement d'instituer une cantine scolaire.
01/04/1918 : Il est décidé que le congé hebdomadaire du mercredi après-midi sera remplacé par le jeudi toute la journée.
30/06/1918 : Mme PONCIN-DAVID, maîtresse de couture, est invitée par le Conseil communal à continuer de donner les cours de travaux à l'aiguille se rapportant aux réparations de vêtements.
Le Conseil décide que les vacances d'été se prendront du 14 août au 16 septembre 1918.
1920 : Le troisième degré de Sart descend à Poulseur.
1921 : Pour la rentrée de septembre, un service gratuit d'inspection médicale scolaire s'étendant aux écoles primaires communales et privées subsidiées est institué dans les conditions prévues à l'article 45 de la loi organique. En plus de l'examen des enfants au moment de leur entrée à l'école, le médecin inspecteur fera une visite mensuelle des établissements. Le docteur Marcel DEHAN est renommé pour 5 ans.
01/10/1922 : Création d'un 4e degré. Les vacances d'été se prennent toujours du 13 août au 30 septembre.
En juin 2023, la propriété HAUSMAN a été acquise par la commune. Le 10 août 1923, le Conseil communal décide d'approprier l'ancien magasin Hausman pour y établir l'école gardienne ainsi qu'un local pour L'Oeuvre de l'Enfance.
En juin 1924, le Conseil communal décide qu'à la rentrée, la nouvelle classe du degré moyen mixte sera installée dans le vestiaire de la classe de Mme JAMART et la classe gardienne dans l'annexe de la maison Hausman.
24/09/1924 : Est nommé instituteur primaire provisoire FAIRON Nestor. Né à Angleur, le 03/03/1905, il est diplômé de l'école normale de Liège. Sa nomination est définitive le 09/05/1925.
01/11/1924 : Est nommée institutrice gardienne provisoire CHABOT Alice. Née à Grivegnée le 30/10/1906, elle est diplômée du cours normal de la méthode Froebel à Liège. Elle sera confirmée à titre définitif, le 09/10/1925. A cette même date, Nestor FAIRON, appelé par le service militaire, sera remplacé provisoirement par STRIVAY Maurice de Seraing.
Le 5 juin 1925, Le Conseil communal a voté un nouveau "règlement programme" pour l'école gardienne (cf. 1916). Il est prévu que la maîtresse fera, autant que possible, application de la méthode "Montessori". Le mot "jardin d'enfants" sera remplacé par "école" et le mot "directrice" par "institutrice en chef des écoles primaires des filles, laquelle est chargée de la surveillance de l'école gardienne".
Septembre 1925 : 34 chefs de famille adressent une pétition réclamant l'enseignement de la religion à l'école gardienne. Le 09/09/1925, le Conseil communal refuse; il s'en tient strictement à son programme scolaire, lequel est conforme aux instructions ministérielles.
1927 : Approbation des plans et devis de construction des nouvelles écoles le 16/04/1927. La construction sera confiée à l'entrepreneur MACAUT de Comblain-au-Pont, en juin 1928, pour la somme de 170.583,05 frs. La réception définitive des travaux aura lieu le 21/11/1932.
La rentrée des classes communales est fixée au 5 septembre 1927. En outre, le Conseil communal décide de combiner les cours pour adultes avec les cours d'enseignement professionnel, suivant les indications données par l'inspection scolaire. Ces cours seront donnés le mardi, mercredi et vendredi de 18h30 à 21h.
10/08/1928 : Acceptation de la démission donnée par Melle Marie SALMON, institutrice en chef depuis 1915. En septembre, elle sera remplacée, comme institutrice en chef, par Mme PIPELERS Irma, de Comblain-au-Pont. Quant au docteur DEHAN, il est à nouveau redésigné comme médecin inspecteur scolaire, malgré la candidature du médecin GRAND de Poulseur.
15/02/1929 : Les élèves ont congé le jeudi après-midi. Le 1er mai sera jour de congé ainsi que les lundi et mardi de la fête communale.
06/12/1929 : Le curé LELOTTE retire sa demande d'agréation comme personne chargée de donner le cours de religion dans les écoles communales.
1931 : Septembre, ouverture d'une classe maternelle à Poulseur-centre, les travaux étant terminés.
1932 : Mme HENNUY-CHABOT est nommée institutrice gardienne. Mme MULS, chef d'école, est chargée des 3e et 4e degrés.
Du mobilier scolaire est commandé à la prison de Louvain, pour la somme de 6.448 frs.
En 1933, on dénombre 114 élèves pour les 5 classes.
31/08/1933 : L'inspecteur cantonal pour l'instruction primaire MONSEUR informe le Conseil communal que Poulseur fera désormais partie du canton scolaire d'Aywaille.
01/06/1936 : Le comité scolaire organise une course cycliste de vitesse sur le parcours "place Puissant, Sart, Anthisnes, Esneux puis retour par la vallée".
11/08/1937 : Mme MULS, en congé pour convenances personnelles, sera remplacée, comme institutrice en chef, par Mme Eva JAMART-BOUGUIGNON jusqu'au 01/07/1938 (en fonction depuis 1915).
05/08/1939 : Mme Eva JAMART est nommée officiellement chef d'école.
01/09/1939 : Mme Yvonne ANTOINE (épouse SKIVEE), de Herstal, nommée institutrice primaire.
01/09/1939 : Démission de Mme PONCIN-DAVID, maîtresse de couture à l'école de Sart. Elle est remplacée par Mme Marie DOMBRET.
30/10/1939 : Le Conseil communal, considérant le nombre de demi-journées qui doivent être consacrées à l'enseignement étant de 400 et 25 heures, le nombre d'heures de classe par semaine, ceci en fonction de la loi du 15 juillet 1939, il décide qu'il y aura congé tous les mercredis et samedis après-midi.
03/09/1944 : Le docteur DEHAN démissionne, pour raisons de santé, de son poste de médecin inspecteur. Lui succède GILLAIN Louis, également de Comblain-au-Pont.
20/06/1947 : Mme CHABOT, en congé d'office depuis le 01/05/1946, présente sa démission.
A la rentrée de septembre 1947 : DORMAL est instituteur en chef et FAIRON instituteur. JAMRT-BOUGUIGNON, institutrice en chef, SKIVEE-ANTOINE, institutrice primaire. DOMBRET maîtresse de couture.
30/12/1947 : Mme Simone LECLERQ-DELVAUX est nommée institutrice gardienne en remplacement de Mme CHABOT.
7 mai 1948 : Le docteur GILLAIN démissionne de son mandat de médecin inspecteur, lequel est confié au docteur DORMAL en avril 1951. Son remplaçant sera le docteur Armand LECOQ. Ce dernier quitte Poulseur en août 1953 et son successeur sera le docteur LACROSSE.
31/12/1953 : Mme Eva JAMART-BOURGUIGNON, chef d'école, prend sa retraite.
04/01/1954 : Melle CULOT Paula, de Comblain-au-Pont, nommée institutrice provisoire.
11/11/1954 : Mme SKIVEE-ANTOINE nommée institutrice en chef.
13/12/1954 : DORMAL Alexandre, instituteur en chef présente sa démission.
01/01/1955 : SKIVEE Théodore nommé instituteur primaire provisoire.
01/01/1955 : FAIRON nommé chef d'école.
01/09/1955 : Mme Suzanne BERTRAND nommée institutrice maternelle intérimaire.
01/09/1955 : Melle LEPIENNE est institutrice primaire provisoire pour les cours ménagers aux 7e et 8e degrés. Démissionne un mois plus tard. Elle est remplacée par Mme Paulette MATHIEU, épouse GILSON de Herstal.
01/09/1955 : Démission de Mme LECLERQ-DELVAUX, institutrice gardienne.
13/09/1955 : Melle Louise SHROEDER est nommée institutrice gardienne intérimaire. Elle démissionnera le 20/04/1956 et sera remplacée par Melle NOEL Claudine.
12/06/1956 : L'instituteur en chef de Sart, FOCCROULLE Roger présente sa démission. Il était instituteur depuis 1912.Il sera remplacé par GUNST José à titre d'instituteur provisoire.
03/09/1956 : Suzanne BERTRAND, épouse FULLIN, désignée institutrice maternelle provisoire, nommée définitivement le 10/08/1961.
11/10/1957 : Sont confirmés, à titre provisoire, pour l'année scolaire 1957/1958 :
CULOT Paula, épouse TISTIAUX (institutrice primaire), SKIVEE Théodore (instituteur primaire), FULLIN-BERTRAND et JEUKENNE Monique, institutrices gardiennes.
02/09/1957 Fermeture de l'école communale mixte de Sart pour insuffisance d'effectif (6 élèves). Le 28 mars 1958 , la firme de taxis Veuve REQUIERT, place Puissant, est chargée par la commune du transport des élèves de Sart à Poulseur et retour.
A cette date, Mme DOMBRET Marie-Yvonne, épouse DEGRANGE, maîtresse de couture à Sart (depuis le 5/08/1939) est placée en disponibilité.
16/01/1958 : SKIVEE Théodore, nommé à titre définitif.
20/03/1958 : Attendu que la population va s'accroître du fait de la construction de 55 habitations à bon marché et que le local réservé aux enfants pour le repas de midi de 12h à 13h15 est déjà trop petit, le Conseil communal adopte le projet de construction d'un complexe scolaire.
16/05/1958 : JARBINET Andrée, épouse BEAUMONT, de Comblain-au-Pont, nommée institutrice primaire.
16/05/1958 : BERTRAND Suzanne, épouse FULLIN, nommée à titre définitif.
06/11/1959 : La démission de Andrée BEAUMONT (qui revient à Comblain) est acceptée. Mme BEAUMONT est remplacée quelques jours par Mme COLLA Suzanne, puis par Hélène FLAHAUT et enfin, le 27/10/1959 par Mme Palmyre GUEDERS, épouse RENARD. (nommée définitivement 01/09/1960).
01/09/1960 : FAIRON Nestor, chef d'école, tombe malade. Il est remplacé, au pied levé, comme instituteur intérimaire par RENARD Joseph, chef d'école en retraite. Mr FAIRON va décéder un mois plus tard.
18/10/1960 : Nomination de SKIVEE Théodore, instituteur en chef, à la date du 01/09/1960.
25/10/1960 : Melle Monique FROIDCOURT nommée institutrice primaire provisoire.
01/03/1962 : PAULUS Henri, jeune diplômé de l'école normale, est nommé instituteur provisoire (né le 27/04/1942). Il prend la direction des classes de 1re, 2e, et 3e des garçons. M. SKIVEE a les années 4, 5 et 6.
A cette époque, il existe toujours une école distincte pour les garçons (chef d'école SKIVEE, né en 1914) et une pour les filles, dirigée par son épouse Simon SKIVEE (née en 1917, institutrice avant 1940). Elle est, en outre, titulaire des classes de 4e, 5e et 6e. Les années 1, 2 et 3 sont confiées, depuis l'année précédente, à Mme Irma GUEDERS, épouse RENARD Joseph.
Les 2 classes maternelles sont données par Mesdames Suzanne BERTRAND ( depuis 1954, nommée en 1958, retraitée en 1984) et FULLIN Marie-Jeanne (depuis 01/10/1959, nommée 11/08/1961, retraitée le 01/02/1991).
30/07/1962 : les logements scolaires de la rue des Ecoles (n°71 et 74) n'étant plus occupés par les chefs d'école et la commune n'en faisant pas usage, il est décidé de les désaffecter et de les mettre en location.
01/08/1962 : PAULUS Henri, appelé au service militaire, DADOUMONT Francis, né à Comblain-au-Pont le 22/06/1943, y domicilié, est nommé instituteur primaire provisoire.
09/09/1963 : Melle Madeleine DEHOUSSE est institutrice provisoire durant la maladie de Mme RENARD-GUEDERS.
24/04/1964 : Henri PAULUS nommé instituteur à titre définitif.
30/06/1964 : Démission de Mme RENARD-GUEDERS.
20/08/1964 : Nomination de Madeleine DEHOUSSE, institutrice primaire intérimaire.
13/07/1965 : Madeleine DEHOUSSE nommée à titre définitif.
11/08/1967 : Mme DEHOUSSE présente sa démission. Elle est remplacée, à titre intérimaire par Mme VERGNIOLLE Madeleine.
04/09/1967 : Melle Francine PIRSON est agréée comme maîtresse spéciale de religion catholique.
19/10/1967 : M. Frans THEATRE est désigné maître spécial pour l'enseignement de la morale non confessionnelle. Il démissionne un an plus tard. Il est remplacé le 18/10/1968 par Melle POLET Colette.
21/04/1969 : Mme MARICHAL Jacqueline, épouse DESCHAMPS succède à Melle POLET.
01/04/1969 : Mme ANSAY-VERGNIOLLE est nommée institutrice primaire à titre définitif.
06/09/1969 : Démission de Melle PIRSON, maîtresse de religion. Elle est remplacée provisoirement par Melle Marie-Rose BERNARD de Comblain-au-Pont, puis, le 06/01/1970, par Mme Marie GATHON-DELREE. Enfin, le 01/10/1970, agréation de Mme Angèle PIROTTON épouse BODSON.
31/08/1970 : Mme Yvonne DOMBRET, épouse DEGRANGE, maîtresse de couture depuis 1939, en disponibilité depuis le 02/09/1957, présente sa démission.
06/11/0970 : Mme DESCHAMPS, maîtresse de morale est nommée à titre définitif.
07/09/1971 : Théo SKIVEE frappé par la maladie, PAULUS Henri est nommé le 01/09/1971, chef d'école intérimaire.
08/10/1971 : Melle Nicole de MONTIGNY est institutrice primaire intérimaire durant la maladie de Mme SKIVEE-ANTOINE.
21/01/1972 : Melle Christine GERARD devient maîtresse spéciale de religion.
22/01/1974 : LERUSE Liliane, venant d'Aywaille, ,nommée institutrice primaire intérimaire en remplacement de Mme ANSY-VERGNIOLLE. Elle est bientôt affectée à Comblain-centre (04/02/1974).
01/09/1974 : Démission de Danielle MAIRY, institutrice primaire. Elle est remplacée par Liliane LEJEUNE, celle-ci est remplacée comme maîtresse de morale par Liliane LERUSE.
31/01/1975 : Théodore SKIVEE prend sa retraite. Henri PAULUS reste chef d'école temporaire.
01/02/1975 : Roger GILSON nommé instituteur primaire à titre définitif.
29/09/1975 : L'administration décide de supprimer les 2 écoles garçons/filles et de passer à la mixité.
Le Conseil considérant que l'enseignement communal comporte une école primaire à trois classes, rue des Ecoles, 68 et une école primaire à deux classes, rue des Ecoles, 67; qu'il convient dans le cadre de la loi scolaire du 29 mai 1959, de fusionner ces écoles en une seule école primaire mixte, rue des Ecoles, 67 et d'y rattacher l'école maternelle.
En conséquence, selon la procédure habituelle, sont placés en disponibilité par défaut d'emploi :
Mme ANTOINE-SKIVEE et VERGNIOLLE, MM. Henri PAULUS et Roger GILSON.
Le même Conseil communal décide ensuite qu'il est mis fin à la disponibilité et renomme les enseignants pour la nouvelle école mixte qu'il vient de créer, à savoir :
Mme ANTOINE-SKIVEE, chef de l'école mixte; M. Henri PAULUS, instituteur primaire;
Mme Madeleine VERGNIOLLE, institutrice primaire; M. Roger GILSON, instituteur primaire;
Mme Angèle PIROTTON, épouse BASTIN, maîtresse de religion et BEUGNEZ Andrée pour le cours de morale;
Par ailleurs, Mme SKIVEE étant en congé pour maladie, Henri PAULUS est redésigné chef d'école temporaire. Une cinquième classe primaire est créée et confiée à KENER Josette, épouse CHARLIER, venant d'Esneux, tandis que GILSON Roger est nommé titulaire de la classe de M. SKIVEE Théo le 07/11/1975; Mme Marie FULLIN, mise en disponibilité pour cause de "mission";
01/09/1976 : WILMART André, instituteur primaire temporaire, venant d'Anthisnes. A la même date, DOGNE Arlette, épouse LAVIOLETTE, devient institutrice gardienne temporaire en remplacement de Mm FULLIN.
01/09/1977 : Mme SKIVEE est retraitée et Henri PAULUS est nommé chef d'école à titre définitif, cette fois par le nouveau Conseil communal de Comblain-au-Pont (fusion des communes au 01/01/1977).
04/10/1977 : NELIS Danielle vient en succession de DOGNE Arlette;
22/12/1980 : Nomination définitive de LABOUREUR Viviane comme institutrice primaire.
Année scolaire 1983/84 fusion entre Poulseur et Oneux.
J. DEGIVES, enseignant le plus ancien, devient le chef d'école et Henri PAULUS se retrouve en disponibilité comme chef d'école, il reste titulaire de sa classe à Poulseur.
Défusion en 1984 et rattachement de Poulseur à Comblain-centre dont Léo SPARMONT reste le chef d'école.
En 1986, fusion des 3 établissements. Ils gardent leur implantation mais sont placés sous l'autorité d'un chef d'école unique qui devient "le chef des établissements scolaires" de la commune.
01/09/1987 : Léo SPARMONT malade, Henri PAULUS est appelé à le remplacer comme chef d'école unique, à titre temporaire. Il siège désormais à Comblain-centre et n'est plus titulaire d'une classe.
1990, septembre :
maternelles :
Mmes FULLIN M.J. et BOULANGER Marie-Pierre (qui a remplacé Mme BERTRAND-FULLIN).
Primaires :
Mmes VERGNIOLLE Madeleine, LABOUREUR Viviane.
MM. GILSON? WILMART André (remplaçant de Mme KENER), MARCHAL Michel (venant de Mont qui est fermé).
01/02/1991 : Mme FULLIN est retraitée.
Septembre 1992, MARCHAL Michel passe à Comblain-centre, puis à Oneux en 1993.
1997 : Henri PAULUS obtient sa retraite. Eugène DADOUMONT lui succède en janvier 1998, comme directeur des écoles.
7 juillet 1998 : Décret ONCKELINX (décret portant sur l'organisation de l'enseignement maternel et primaire ordinaire modifiant le règlement de l'enseignement). Moniteur du 28/08/1998.
Monsieur GOFFART Benoît est nommé professeur de gymnastique pour toutes les écoles communales de l'entité.
Nous termineront par la situation actuelle, au 01/10/1999, pour toute la commune. Nous devons ces renseignements à la gentillesse de Mme REYNDERS que nous remercions.
Primaires :
Comblain-centre : Mmes et MM. FONTENOY A., DELEERSNYDER C., COULEE A., LERUSE L., SIMON M.M.;
Poulseur : M. et Mme FLAGOTHIER V., STERCK F., WILMART A., DEMARTEAU S.
Oneux : Mme et MM. BERNARD C., FROMENT A., MARCHAL M.
Dans toute l'entité MM. GOFFART B. pour la gymnastique, BOLLEN R. pour le néerlandais et REMACLE P. pour l'anglais.
Cours de morale laïque : BEUGNIEZ A.
Cours de religion : JOA F.
Maternelles :
Comblain-centre : Mme HENROTTIN V. et BRISBOIS N.
Poulseur : Mme BOULANGER M.P. et MOTKIN A.
Oneux : Mme DALEM A.P. et DERRUINE A.
