La République libre du Pont-de-Sçay
S’il est dans les annales du folklore wallon un événement sensationnel, c’est bien celui de la création de la « République Libre du Pont-de-Sçay ». Evénement sensationnel car la petite localité en s’érigeant audacieusement en république libre, après Montmartre et Outre-Meuse, vient remémorer l’originalité, le merveilleux travail d’équipe, l’esprit de solidarité, les résultats surprenants et l’influence morale des deux groupements précités qui répondent là-bas, comme ici sans doute, à un besoin tant social qu’humoristique. Nous sommes heureux que la seconde République libre de Belgique et la troisième du monde ait vu le jour sur le territoire de notre commune et cela à une époque où les esprits, encore étourdis par la tourmente de 40-45, n’ont pas encore retrouvé la sérénité, l’optimisme et l’initiative d’autrefois. Voici la composition du premier gouvernement de la République : Président, M. Noël E. ; vice-président, premier ministre et ministre du travail, M. Berger D. ; ministre de l’instruction publique, M. Coulon F. ; ministre de l’intérieur, M. Pirotton E. ; ministre de la défense nationale, M. Jaspers J. ; ministre des finances, M. Eischenne L. ; ministre des transports et communications, M. Dethier L. ; ministre des affaires étrangères, M. Chabot V. ; ministre de la santé publique, M. le docteur Remy J. ; ministre de l’agriculture et du ravitaillement, M. Toussaint A. ; ministre des colonies, M. Longueville A. ; ministre de la justice, M. Hamoir G. ; ministre des sports et de l’éducation physique, M. Collard J. ; ministre du commerce extérieur, M. Thomas A. ; ministre des victimes de la guerre, M. Mossay H. ; curé de la République, M. l’abbé Massion ; secrétaire de la République et chef du protocole, M. Degrange M. ; préfet de police, M. Léonard J. ; mayeur, M. Barthe L. ; échevins, MM. Dumont W. et Dejean E. ; secrétaire communal, M. Naveau M. ; conseiller, MM. Gilles M., Simon L., Lapaille L., Mossay L., Brisbois M., Dupont F., Cornet J., Parmentier R. ; porte-drapeau, M. Pintiaux C. ;policiers, MM . Bonmariage A. et Hanique F. Beaucoup de personnes se demandent naturellement ce que veut dire : ministre de tel ou tel département. C’est facile à comprendre : le ministre des finances est le trésorier du groupement ; le ministre du ravitaillement est celui à qui incombe de restaurer les personnes dont le concours a été sollicité par la République (sociétés de musique, de gymnastique, d’athlétisme, etc.) le ministre des transports s’occupe du déplacement d’invités, etc., et, on le suppose, aussi de l’enlèvement des immondices, etc. Pour certains ministres la tâche imposée n’est évidemment pas semblable à celle de nos ministres (colonies, justice, défense nationale), mais ce qu’on peut affirmer, c’est que chaque membre du gouvernement républicain a une fonction bien déterminée à remplir. Chacun travaille dans sa sphère et est jugé d’après l’activité qu’il y a déployée. Au surplus, le serment prêté, si « folklorique » soit-il, engage l’amour-propre des dignitaires et stimule l’émulation : on a promis de faire telle chose, on voit ses voisins qui se démènent et l’on va aussi de l’avant. L’inauguration de la République libre du Pont-de-Sçay a eu lieu le dimanche 12 mai 1946, jour de la fête locale. Voici, en résumé, comment s’est déroulée la cérémonie. A 9 heures, M. le vicaire Massion, curé de la République, assisté de la chorale Saint-Martin de Comblain, a célébré, en la chapelle du Pont-de-Sçay, où l’on ne dit pourtant que des messes basses, une grand’messe qui a été diffusée afin de permettre aux assistants qui n’avaient pu trouver place dans l’oratoire de suivre valablement l’office. Les membres du gouvernement, au grand complet, occupaient les quatre premières rangées de chaises. Après une brève allocution où le prêtre mit en relief et magnifia volontiers la volonté et l’esprit de fraternité du groupement, le drapeau vert, jaune et rouge de la République fut bénit. A la fin de la cérémonie, la jeunesse républicaine fit aux membres du gouvernement une haie d’honneur comme elle l’avait fait à l’entrée. Des boîtes d’artifice furent tirées alors que la foule refluait vers la grand-route d’Aywaille. A 10h15, un cortège impressionnant d’une vingtaine d’autos transportant les élus de la République et certains de ses ambassadeurs, tous revêtus d’insignes distinctifs, se mit en route pour la Maison communale de Comblain. Un petit accident survint, qui fit sourire chacun : l’auto du ministre des… transports eut une légère panne. La vaillante jeunesse républicaine, arrivée à pied à Comblain avant ses ministres, forma de nouveau une haie d’honneur aux hautes personnalités. A l’hôtel de ville, où se fit la réception officielle de la jeune République par le Collège des Bourgmestre et échevins, diverses allocutions furent prononcées de part et d’autre. L’acte de naissance de la République, diplôme sur parchemin, fut remis solennellement au Président ; après quoi de petits verres s’entrechoquèrent en l’honneur, santé et prospérité du nouveau-né. Au sortir de la Maison communale, la fanfare Ste-Cécile d’Aywaille, exécuta notre chant national. Voici à titre curieux, le texte figurant sur l’acte de naissance de la République : « L’an mil neuf cent quarante-six, le 12 mai, Nous, Joseph Paulus, bourgmestre de Comblain-au-Pont, assisté de MM ; Florian Mossay et Marcel Bouffa, respectivement échevin et secrétaire communal de ladite commune, avons tenu solennellement sur les fonts baptismaux la République libre du Pont-de-Sçay, née pleine de vie et de santé ce dimanche, à 11h. du matin, en notre Maison commune. Après l’avoir joyeusement saluée, nous l’avons confiée à son Gouvernement, M. Ernest Noël étant son président, MM. Louis Barthe et Marcel Degrange, respectivement maire et secrétaire. Et nous lui avons souhaité longue vie et prospérité. Dont acte les jour, mois et an que dessus. » A 11h, M. Barthe, maïeur de la République, prononça, devant le monument des combattants de 14-18, quelques paroles élogieuses qui furent suivies du dépôt d’une gerbe. La sonnerie « Aux Champs » retentit à ce moment, puis la fanfare aqualienne entonna la « Brabançonne » en présence d’une foule imposante, où l’on notait la présence du Collège échevinal, d’une délégation de gendarmes, d’anciens combattants de 14-18 et d’ex-prisonniers de 40-45 venus de Comblain et d’ailleurs. A 11h15, les membres du gouvernement, la jeunesse républicaine et les mêmes assistants réitérèrent cette cérémonie au cimetière de Comblain à la gloire de nos morts de 40-45 : soldats, civils, résistants et alliés tombés en terre Comblennoise. Une foule nombreuse d’habitants de Comblain avait tenu à les accompagner. A 11h45 eut lieu, à la hauteur de la croix du Vignoble, l’entrée officielle du gouvernement de la République sur le territoire qu’elle s’est attribué. M. Offerman, président de la République libre d’Outre-Meuse, venu spontanément avec ses ministres saluer la jeune sœur wallonne, eut l’honneur, après de brèves allocutions, de couper le ruban symbolique à l’aide de ciseaux qu’une gentille fillette lui offrait. A ce moment des boîtes d’artifice retentirent à nouveau. A 12h15, le gouvernement et la foule se groupèrent au carrefour du Pont-de-Sçay pour procéder à l’inauguration de la place de la République. On entendit des discours de M. le bourgmestre de Comblain, du maïeur de la République, de M. Offerman précité et M. Thomas, ministre du commerce. Puis se déroula le bref cérémonial de la bénédiction de la place par M. le curé de la République. Une plaque de pierre commémorant l’évènement fut ensuite apposée sur cette même place. Elle porte l’inscription ci-après : « Cette plaque commémore la fondation de la République libre du Pont-de-Sçay à l’initiative de M. Ernest Noël, premier président, et Louis Barthe, premier maïeur. 27 mars 1946 » A 14h30, rassemblement place de la République. A 15h, la foule des curieux put assister à la prestation de serment du président au nom de ses ministres et du maïeur au nom de son Conseil communal. Des diplômes de citoyens d’honneur furent remis à MM. Paulus, bourgmestre ; Mossay, échevin ; Marcel Bouffa, secrétaire communal, et Offerman, président d’Outre-Meuse, qui ont largement encouragé les efforts des organisateurs. La jeunesse républicaine fur enfin ne l’oublions pas, présentée à son gouvernement. A 15h30, il fut procédé le long de l’Ourthe, à la plantation d’un chêne d’Amérique qui perpétuera le souvenir de cette mémorable journée inaugurale, laquelle se termina par le tour de la localité aux sons de la musique de Fraiture. Sous une pluie intermittente, douce ou torrentielle, s’est déroulée, le dimanche 12 mai 1946, dans le cadre pittoresque des attractions foraines, au milieu d’une floraison de banderoles, fleurs de papier, drapelets, drapeaux belges, wallons et républicains et en présence d’un grand concours du peuple, l’inauguration de la République libre du Pont-de-Sçay, qui a inscrit à son programme : fêtes sportives, éducation physique, saint-Nicolas aux enfants du Pont-de-Sçay, secours et repas aux vieillards, relief spécial à la fête locale, développement du tourisme. Source : Emile Detaille - les Echos de Comblain 1947

La République libre du Pont-de-Sçay

La création de la République libre du Pont-de-Sçay a eu lieu le 12 mai 1946.

S’il est dans les annales du folklore wallon un événement sensationnel, c’est bien celui de la création de la « République Libre du Pont-de-Sçay ». Evénement sensationnel car la petite localité en s’érigeant audacieusement en république libre, après Montmartre et Outre-Meuse, vient remémorer l’originalité, le merveilleux travail d’équipe, l’esprit de solidarité, les résultats surprenants et l’influence morale des deux groupements précités qui répondent là-bas, comme ici sans doute, à un besoin tant social qu’humoristique. Nous sommes heureux que la seconde République libre de Belgique et la troisième du monde ait vu le jour sur le territoire de notre commune et cela à une époque où les esprits, encore étourdis par la tourmente de 40-45, n’ont pas encore retrouvé la sérénité, l’optimisme et l’initiative d’autrefois. Voici la composition du premier gouvernement de la République : Président, M. Noël E. ; vice-président, premier ministre et ministre du travail, M. Berger D. ; ministre de l’instruction publique, M. Coulon F. ; ministre de l’intérieur, M. Pirotton E. ; ministre de la défense nationale, M. Jaspers J. ; ministre des finances, M. Eischenne L. ; ministre des transports et communications, M. Dethier L. ; ministre des affaires étrangères, M. Chabot V. ; ministre de la santé publique, M. le docteur Remy J. ; ministre de l’agriculture et du ravitaillement, M. Toussaint A. ; ministre des colonies, M. Longueville A. ; ministre de la justice, M. Hamoir G. ; ministre des sports et de l’éducation physique, M. Collard J. ; ministre du commerce extérieur, M. Thomas A. ; ministre des victimes de la guerre, M. Mossay H. ; curé de la République, M. l’abbé Massion ; secrétaire de la République et chef du protocole, M. Degrange M. ; préfet de police, M. Léonard J. ; mayeur, M. Barthe L. ; échevins, MM. Dumont W. et Dejean E. ; secrétaire communal, M. Naveau M. ; conseiller, MM. Gilles M., Simon L., Lapaille L., Mossay L., Brisbois M., Dupont F., Cornet J., Parmentier R. ; porte-drapeau, M. Pintiaux C. ;policiers, MM . Bonmariage A. et Hanique F. Beaucoup de personnes se demandent naturellement ce que veut dire : ministre de tel ou tel département. C’est facile à comprendre : le ministre des finances est le trésorier du groupement ; le ministre du ravitaillement est celui à qui incombe de restaurer les personnes dont le concours a été sollicité par la République (sociétés de musique, de gymnastique, d’athlétisme, etc.) le ministre des transports s’occupe du déplacement d’invités, etc., et, on le suppose, aussi de l’enlèvement des immondices, etc. Pour certains ministres la tâche imposée n’est évidemment pas semblable à celle de nos ministres (colonies, justice, défense nationale), mais ce qu’on peut affirmer, c’est que chaque membre du gouvernement républicain a une fonction bien déterminée à remplir. Chacun travaille dans sa sphère et est jugé d’après l’activité qu’il y a déployée. Au surplus, le serment prêté, si « folklorique » soit-il, engage l’amour-propre des dignitaires et stimule l’émulation : on a promis de faire telle chose, on voit ses voisins qui se démènent et l’on va aussi de l’avant. L’inauguration de la République libre du Pont-de-Sçay a eu lieu le dimanche 12 mai 1946, jour de la fête locale. Voici, en résumé, comment s’est déroulée la cérémonie. A 9 heures, M. le vicaire Massion, curé de la République, assisté de la chorale Saint-Martin de Comblain, a célébré, en la chapelle du Pont-de-Sçay, où l’on ne dit pourtant que des messes basses, une grand’messe qui a été diffusée afin de permettre aux assistants qui n’avaient pu trouver place dans l’oratoire de suivre valablement l’office. Les membres du gouvernement, au grand complet, occupaient les quatre premières rangées de chaises. Après une brève allocution où le prêtre mit en relief et magnifia volontiers la volonté et l’esprit de fraternité du groupement, le drapeau vert, jaune et rouge de la République fut bénit. A la fin de la cérémonie, la jeunesse républicaine fit aux membres du gouvernement une haie d’honneur comme elle l’avait fait à l’entrée. Des boîtes d’artifice furent tirées alors que la foule refluait vers la grand-route d’Aywaille. A 10h15, un cortège impressionnant d’une vingtaine d’autos transportant les élus de la République et certains de ses ambassadeurs, tous revêtus d’insignes distinctifs, se mit en route pour la Maison communale de Comblain. Un petit accident survint, qui fit sourire chacun : l’auto du ministre des… transports eut une légère panne. La vaillante jeunesse républicaine, arrivée à pied à Comblain avant ses ministres, forma de nouveau une haie d’honneur aux hautes personnalités. A l’hôtel de ville, où se fit la réception officielle de la jeune République par le Collège des Bourgmestre et échevins, diverses allocutions furent prononcées de part et d’autre. L’acte de naissance de la République, diplôme sur parchemin, fut remis solennellement au Président ; après quoi de petits verres s’entrechoquèrent en l’honneur, santé et prospérité du nouveau-né. Au sortir de la Maison communale, la fanfare Ste-Cécile d’Aywaille, exécuta notre chant national. Voici à titre curieux, le texte figurant sur l’acte de naissance de la République : « L’an mil neuf cent quarante-six, le 12 mai, Nous, Joseph Paulus, bourgmestre de Comblain-au-Pont, assisté de MM ; Florian Mossay et Marcel Bouffa, respectivement échevin et secrétaire communal de ladite commune, avons tenu solennellement sur les fonts baptismaux la République libre du Pont-de-Sçay, née pleine de vie et de santé ce dimanche, à 11h. du matin, en notre Maison commune. Après l’avoir joyeusement saluée, nous l’avons confiée à son Gouvernement, M. Ernest Noël étant son président, MM. Louis Barthe et Marcel Degrange, respectivement maire et secrétaire. Et nous lui avons souhaité longue vie et prospérité. Dont acte les jour, mois et an que dessus. » A 11h, M. Barthe, maïeur de la République, prononça, devant le monument des combattants de 14-18, quelques paroles élogieuses qui furent suivies du dépôt d’une gerbe. La sonnerie « Aux Champs » retentit à ce moment, puis la fanfare aqualienne entonna la « Brabançonne » en présence d’une foule imposante, où l’on notait la présence du Collège échevinal, d’une délégation de gendarmes, d’anciens combattants de 14-18 et d’ex-prisonniers de 40-45 venus de Comblain et d’ailleurs. A 11h15, les membres du gouvernement, la jeunesse républicaine et les mêmes assistants réitérèrent cette cérémonie au cimetière de Comblain à la gloire de nos morts de 40-45 : soldats, civils, résistants et alliés tombés en terre Comblennoise. Une foule nombreuse d’habitants de Comblain avait tenu à les accompagner. A 11h45 eut lieu, à la hauteur de la croix du Vignoble, l’entrée officielle du gouvernement de la République sur le territoire qu’elle s’est attribué. M. Offerman, président de la République libre d’Outre-Meuse, venu spontanément avec ses ministres saluer la jeune sœur wallonne, eut l’honneur, après de brèves allocutions, de couper le ruban symbolique à l’aide de ciseaux qu’une gentille fillette lui offrait. A ce moment des boîtes d’artifice retentirent à nouveau. A 12h15, le gouvernement et la foule se groupèrent au carrefour du Pont-de-Sçay pour procéder à l’inauguration de la place de la République. On entendit des discours de M. le bourgmestre de Comblain, du maïeur de la République, de M. Offerman précité et M. Thomas, ministre du commerce. Puis se déroula le bref cérémonial de la bénédiction de la place par M. le curé de la République. Une plaque de pierre commémorant l’évènement fut ensuite apposée sur cette même place. Elle porte l’inscription ci-après : « Cette plaque commémore la fondation de la République libre du Pont-de-Sçay à l’initiative de M. Ernest Noël, premier président, et Louis Barthe, premier maïeur. 27 mars 1946 » A 14h30, rassemblement place de la République. A 15h, la foule des curieux put assister à la prestation de serment du président au nom de ses ministres et du maïeur au nom de son Conseil communal. Des diplômes de citoyens d’honneur furent remis à MM. Paulus, bourgmestre ; Mossay, échevin ; Marcel Bouffa, secrétaire communal, et Offerman, président d’Outre-Meuse, qui ont largement encouragé les efforts des organisateurs. La jeunesse républicaine fur enfin ne l’oublions pas, présentée à son gouvernement. A 15h30, il fut procédé le long de l’Ourthe, à la plantation d’un chêne d’Amérique qui perpétuera le souvenir de cette mémorable journée inaugurale, laquelle se termina par le tour de la localité aux sons de la musique de Fraiture. Sous une pluie intermittente, douce ou torrentielle, s’est déroulée, le dimanche 12 mai 1946, dans le cadre pittoresque des attractions foraines, au milieu d’une floraison de banderoles, fleurs de papier, drapelets, drapeaux belges, wallons et républicains et en présence d’un grand concours du peuple, l’inauguration de la République libre du Pont-de-Sçay, qui a inscrit à son programme : fêtes sportives, éducation physique, saint-Nicolas aux enfants du Pont-de-Sçay, secours et repas aux vieillards, relief spécial à la fête locale, développement du tourisme. Source : Emile Detaille - les Echos de Comblain 1947
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