A propos des mines de fer à Géromont.

Documentation supplémentaire extraite de "Etude sur les Minerais de Fer de la province de Liège" par M. Franquoy, sous-ingénieur au Corps des Mines (année 1868).

Informations

Dans la commune de Comblain-au-Pont, sur la rive gauche de l'Ourthe, on exploite par la galerie d'écoulement de "Delà-les-Monts" un gîte présentant la forme d'une selle qui s'ennoie vers l'ouest, et disposé symétriquement aux deux côtés de la dernière bande de calcaire condruzien.

Il est formé de plusieurs couches de sidérose lithoïde et de limonite, ou renfermant à la fois les deux espèces de minerais. La couche inférieure, qui repose sur le calcaire, a été exploitée sur plus de 200 mètres de longueur avec une puissance variant de 30 centimètres à 12 mètres. Sa partie supérieure est de la limonite, la moyenne est un mélange de fer hydraté et de fer carbonaté, et l'inférieure ne contient que de la sidérose. On a suivi sous cette couche, un amas de pyrite de 15 mètres de longueur, aboutissant à un typhon dans le calcaire. A environ 1.200 mètres de l'orifice de la galerie d'écoulement, le versant du nord se perd, tandis que celui du sud, qui n'a plus que 30 centimètres d'épaisseur, s'enfonce sous le niveau de la galerie. En cet endroit, on a pratiqué une tranchée de 100 mètres de longueur vers le nord, et une autre vers le midi, qui ont toutes deux recoupé 5 couches formées de carbonate ou d'hydrate, ayant toutes une faible inclinaison vers le sud et une profondeur de 60 à 80 centimètres. Ces couches sont très rapprochées et séparées seulement par de faibles bancs schisteux.

Il y a longtemps que ces couches ont fait l'objet d'une grande exploitation aux environs de la ferme de Delà-les-Monts, par une série de puits échelonnés le long de la limite méridionale de la bande de calcaire. Ces puits qui ont été jusqu'à 80 mètres de profondeur, traversaient des sables sous lesquels se trouve une argile noire recouvrant des couches métallifères. Vers l'affleurement, le gîte avait une vingtaine de mètres de largeur, c'est-à-dire que les couches se rapprochent en profondeur.

La limonite est géodique, hématite, brun-foncé dans la cassure et noire à l'intérieur des géodes. Elle est de bonne qualité et pèse 1.800 kil. le char de 1,15 m³. Le carbonate est encore plus dense, 2.100 kil. le char ; lorsqu'il sort de la mine, il est gris-terne, d'une texture compacte, à cassure droite, sa poussière est grise. Exposé à l'air, il ne tarde pas à devenir rouge-foncé, il s'y forme des fissures conchoïdes, et il passe à la limonite que nous venons de décrire. Ce carbonate est calciné avant son emploi dans le fourneau ; après calcination, sa teneur est de 45 à 50%, les menus engorgeant facilement le four à cuve dans lequel s'exécute cette opération, ne peuvent être calcinés, on les emploie crus, leur teneur est de 28%.

Géolocalisation
50.46791258337671 ; 5.5742740631103525