Les premiers recensements à Comblain
En 1130 - Recensement : 34 manses. C'était le ban le plus riche de la région. Fairon en avait 7. Même Stavelot, capitale de la principauté, n'en avait que 30. (Eco de 1965/19).
1348/1652 - épidémie de peste noire.
1451 - Comblain compte 53 familles, dont 17 à Comblain-centre, 8 à Mont, 2 à Géromont, 6 à Oneux, 4 à Fraiture, 8 au Halleux et 3 à Douxflamme. (Etude de P. RAUCQ, in Eco 1956/16).
1524 - Comblain-centre compte 34 feux (on peut assimiler "feu" à "famille"), Géromont 8, Oneux 7, Mont et Sart 12, Halleux 6, Fraiture et Douxflamme 11. Au total 81, soit une nette augmentation de la population. (Etude de P.RAUCQ précitée). D'une manière générale, le regroupement s'est fait en hameaux installés sur les replats tandis que le village central occupait le fond de la vallée de l'Ourthe. De même Chanxhe et Poulseur, ainsi que Halleux-bas sur l'Amblève.
En 1604 - Comblain-centre comptait 41 ménages, Géromont 16, Mont 19, Oneux 19, Halleux 10, Douxflamme 14, Fraiture 21. (Yernaux, in Histoire du comté de Logne). En tout environ 550 habitants.
En 1761 - Comblain-centre 85 ménages, Géromont 21, Mont 22, Halleux 15, Oneux 42, Douxflamme 30 et Fraiture 35. Population totale estimée à 1000 habitants.
En 1772 - Il est recensé à Comblain-centre 94 ménages, Géromont 22, Mont 38, Halleux 13, Oneux 50, Fraiture 44 et Douxflamme 34.
A la même époque, soit en 1782, Esneux compte 285 maisons et Villers-aux-Tours 54.
En 1796 - Comblain compte 279 maisons, soit à Comblain-centre 55, Mont 24, Géromont 21, Oneux 37, Hoyemont 24, Halleux 7, Fraiture 25 et Douxflamme-Rivage 16 (Etude de P. RAUCQ précitée).
Fin 1804 - Comblain-au-Pont compte 983 habitants, Comblain-Fairon 450, Hody-Poulseur 263, Anthisnes 609, Aywaille 1227, Sprimont est alors la plus peuplée avec ses 2942 habitants.
En passant, signalons qu'un recensement de 1800 révèle la présence à Comblain-au-Pont de 1350 moutons (Eco 1949, sept., p5).
C'est le Régime français qui va imposer un recensement annuel de la population : loi du 22 juillet 1791 et 10 vendémiaire an IV (2 octobre 1795). Ce tableau annuel et général indiquera les nom, prénom, âge e profession.
En 1802 - On dénombre à Comblain 1035 habitants, répartis en 243 feux, selon une lettre du maire. (Eco de janvier 1950, p3). C'est à cette époque qu'apparait l'impôt sur les portes et fenêtres. En 1803, il rapporte 232,10 frs pour la commune de Comblain-au-Pont, 140,58 pour Fairon et 114,95 pour Hody-Poulseur. C'est Antinne (Anthisnes) qui contribue le plus pour le canton, soit 297 frs.
1818 - 1er recensement méthodique (in Eco de 1953/85) 1254 habitants.
1839 - Un document de la fabrique de Poulseur donne le chiffre de 1200 âmes (sans Poulseur).
1846 - Recensement (Eco de 1953/16) Comblain possède désormais 341 maisons, dont pour Comblain-centre 78, Mont 49, Géromont 37, Oneux 63, Hoyemont 38, Halleux 11, Fraiture 43. Un arrêté royal impose désormais la tenue d'un registre de la population de manière permanente, et consignant dans chaque commune, l'inscription de tous les habitants.
En 1858 - 1897 habitants pour 408 maisons, soit Comblain-centre 479 hab. pour 11 maisons, Géromont 191 h./38m., Fraiture 248 h/53m, Halleux 54 h/12m, Lawé 15h/4m, Liotte 39h/9m, Hoyemont 188h/49m, Douxflamme 21h/5m, Oneux 360h/74m, Mont 243h/51m et Rivage 60h/12m.
A titre comparatif : Comblain-Fairon : 757 hab. , Anthisnes : 1099 hab.
En 1900 - on dénombre 3517 hab. L'importance de la population semble due à l'essor des carrières.
1908 - Géromont compte 92 feux. La population est de 345 hab. dont 170 hommes et 175 femmes. Les enfants représentent 1/3 de la population. Il est intéressant de constater que sur 116 femmes adultes, toutes sont actives : 23 fermières aidées par leurs filles, 3 couturières, 2 fileuses de laine; celles qui tiennent leur ménage sont souvent "journalières" dans les fermes. De plus, 32 d'entre elles élèvent 1, 2 voire même 3 vaches, 16 élèvent des moutons, les autres ayant pour la plupart un cochon et des poules.
Dans la population mâle, les carriers dominent (78), devant les cultivateurs (13), les artisans (6), 4 sont ouvriers à la SNCB, 2 sont maçons, 1 est tueur de cochons et 1 est agent d'assurances. L'importance de l'exploitation de la pierre se reflète dans la population scolaire. Ainsi, un document des années 1920, concernant l'école libre St-Joseph (C. centre) montre que sur 335 élèves inscrits, 169 (50%) sont des enfants de carriers. Parmi les professions aujourd'hui disparues, notons : 1 fils ou fille de garde-route, aussi de sage-femme, d'éclusier, de repasseuse à domicile.
