Début de la guerre

Le 4 août 1914, l'Allemagne déclare la guerre à la Belgique et envahit le pays qui avait refusé de laisser le libre passage aux troupes allemandes.

Informations

Liège, objet de la première attaque, tombe le 5 août, mais les forts résistent jusqu'au 16 août avant de succomber sous la puissance de l'artillerie ennemie. 

Cette résistance inattendue provoque une psychose chez les soldats allemands qui voient des francs-tireurs partout, en réaction, ils pillent et incendient des villes et des villages.

Les habitants de Chanxhe et Poulseur en sont les victimes.

Mr Nihon, fermier sur la Place, racontera l'incendie, les tueries et les réquisitions de chevaux.

A Comblain, le 5 août, on fait sauter les ponts et on brûle les barques de l'Ourthe

Dans les villages occupés, les Allemands établissent leur administration (Kommandantur) dans des immeubles réquisitionnés. Ils choisissent une maison cossue de la route d'Aywaille.

Novembre 1916, après deux longues années d'occupation, on sent que les rumeurs de déportation provoquent une fameuse panique dans la population: des civils transportés en Allemagne, d'autres en fuite vers la Hollande.

Les chômeurs doivent se présenter à la maison communale, mais aucun n'est venu. Les Allemands demandent une liste des chômeurs au bourgmestre sous peine de difficultés.

Décembre 2016, des trains remplis de chômeurs passent par Comblain en direction de l'Allemagne.

Après trois ans de guerre, certains parents, face à la pénurie et aux risques que celle-ci faisait prendre, envoient ces derniers vers des pays où ils espèrent qu'ils trouveront de meilleures conditions de vie. Octobre 1917, des centaines d'enfants, dont le futur curé Piedboeuf, quittent leurs parents pour embarquer gare des Guillemins vers la Suisse. Ils rentreront en 1919.

Le jour même de l'Armistice, le 11 novembre 1918, Mr Renard qui avait refusé d'évacuer en août 1914 à cause de son orchestrion qu'il avait pris soin d'emmurer au fond de son atelier, sortit son limonaire de sa cachette et l'amena à Liège où il joua la Brabançonne alors que l'occupant était toujours dans la ville.

Source : Les Etudes Comblinoises.

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